Malgré les propos et les déclarations optimistes sur l’imminence d’un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis, on a l’impression que les choses n’avancent pas si vite que cela. On pourrait citer le soutien du gouvernement chinois à la plainte du géant des télécoms Huawei contre les Etats-Unis.

On pourrait également citer la menace du Président Trump, sans doute irrité par la nouvelle dégradation de la balance commerciale (de -50,3 en novembre à -59,8 milliards de dollars en décembre), de ne pas signer un éventuel accord commercial s’il ne le jugeait pas bon. Il n’en a pas fallu assez pour ramener le sentiment d’inquiétude sur les marchés financiers. D’où une hausse de la volatilité (+2,5 points de pourcentage, à 16,05% pour l’indice VIX), alimentée aussi par la publication d’indicateurs économiques très décevants. Ainsi, après de solides gains (227 000 en décembre et 311 000 en janvier), le marché de l’emploi n’a créé que 20 000 postes en février. Pour retrouver une performance aussi faible, il faut remonter à septembre 2017 après les passages des ouragans Harvey et Irma.

Ces signes de ralentissement ont aussi touché d’autres poids lourds de l’économie mondiale comme la Chine, où les exportations se sont littéralement écroulées sur le mois (-20%). Ces doutes sur l’économie mondiale ont poussé la Banque centrale européenne, tout en minimisant les risques de récession, à revoir à la baisse ses prévisions de croissance économique (+1,1% attendu en 2019 contre 1,7% il y a trois mois) et d’inflation (-4 dixièmes, à 1,2% en 2019). Dans ces conditions, la résurgence des inquiétudes sur l’état de santé de la croissance mondiale a conduit les investisseurs à délaisser les marchés actions, d’où des reculs marqués partout (Dow Jones : -2,2% ; EuroStoxx 50 : -0,9% ; Nikkei 225 : -2,7% ; CSI 300 : -2,5% en Chine).

Ces signes de ralentissement ont aussi touché d’autres poids lourds de l’économie mondiale comme la Chine

Le retour de l’aversion pour le risque a favorisé les emprunts d’Etat. Le recul des taux longs a été important aux Etats-Unis (12 points de base – pbs – à 2,62%) mais encore plus en zone Euro où la BCE, en plus de repousser à 2020 tout relèvement de ses taux, a annoncé le lancement de nouveaux refinancements à long terme ciblés (TLTRO-III) à partir du mois de septembre. Cette annonce a entraîné une nette surperformance des taux européens (-18 pbs en France, à 0,41% ; -23 pbs à 2,52% en Italie pour le rendement du taux à 10 ans). Pourtant, certaines enquêtes font espérer un prochain rebond de l’activité. En effet, la hausse de 1,3% du volume des ventes au détail en janvier est de bon augure même si elle n’efface pas entièrement le recul de 1,4% enregistré en décembre 2018. Si cette tendance se confirme, à un moment où l’emploi a progressé de 0,3%, nous devrions avoir une progression du PIB meilleure au premier trimestre 2019, après la décevante hausse de 0,2% du quatrième trimestre 2018, pénalisée par une contribution négative des stocks.

Sur le marché des changes, le retour de l’aversion au risque a profité au dollar, en dépit de la déception des créations d’emplois. Le billet vert s’est apprécié contre toutes les monnaies (+0,8% pour son taux de change effectif), en particulier contre l’euro (-1,2%) et la livre (-1,4%). La devise britannique souffre de l’approche d’une série de votes décisifs sur le Brexit. Tout d’abord, le 12 mars, le Parlement britannique devrait se prononcer sur l’accord conclu avec Bruxelles. En cas de refus, fort probable, un nouveau vote devrait se tenir le lendemain sur le scénario d’une sortie sans accord (hard Brexit). En cas de refus, un troisième vote suivra pour reporter la date du Brexit, sans doute en juin.

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