Christian Sadler , rédacteur chez Bloomberg Media Studios pour la région EMEA, en partenariat avec AXA IM.

Los Angeles, 2019 : une métropole bercée par une pluie incessante et envahie par des voitures volantes, des marchés de rue et des androïdes plus humains que nature. Blade Runner de Ridley Scott (1982) et ses dangereux robots présentaient une vision dystopique du futur.

Si l’intelligence artificielle révolutionne déjà le monde, nous sommes loin d’une guerre entre les androïdes et leurs créateurs : l’IA correspond davantage à des usines remplies de robots intelligents et à des processus automatisés pour une efficacité maximale. À l’extérieur de ces usines, l’IA devient de plus en plus présente dans notre quotidien. Selon une étude menée par Gartner, d’ici l’an prochain, 20 % des interactions sur smartphone passeront par des assistants privés virtuels1.

Grâce aux avancées de l’IA dans le domaine de la conduite autonome, il se pourrait même que nous puissions, dans un futur proche, appeler notre propre « Johnny Taxi » à la Total Recall (remercions Arnold Schwarzenegger pour cette prédiction). Filiale d’Alphabet (maison mère de Google) dédiée aux voitures autonomes, Waymo a lancé en décembre 2018 son premier service commercial de taxis sans chauffeur à Phoenix, en Arizona. Les villes de Providence à Rhode Island et de Dallas ont quant à eux fait appel à des sociétés spécialisées dans la mobilité autonome afin de proposer des services de conduite automatisée.

L’adoption de l’IA n’est toutefois pas l’apanage des innovateurs technologiques ni des fabricants à la pointe de la modernité. Elle peut aussi avoir un réel impact sur les bénéfices des sociétés. Selon le Goldsmiths College de l’université de Londres, les sociétés qui ont adopté l’IA ont affiché une productivité financière supérieure de 5 % par rapport aux autres entreprises. Directeur de l’innovation à l’Institute of Management Studies du Goldsmiths College, Chris Brauer explique les avantages d’une adoption judicieuse de l’IA : « Les sociétés qui ont déployé l’intelligence artificielle à bon escient en répondant aux besoins humains des collaborateurs, qui ont veillé à l’adhésion de leurs équipes, qui ont fait preuve de transparence et qui ont appliqué des principes éthiques ont même surpassé de 9 % les entreprises qui avaient déjà adopté cette technologie. »

L’IA et la santé

La capacité de l’IA à collecter des données, à les adapter intuitivement et à les analyser rapidement est également synonyme d’espoir pour les patients dont le quotidien est profondément perturbé par une maladie. La société canadienne Cognetivity Neurosciences tire parti de l’IA pour identifier les cas de démence et accélérer leur diagnostic. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, ce syndrome devrait toucher 75 millions de personnes d’ici 2030.

« La démence constitue le plus grand défi du 21ème siècle dans le domaine de la santé. Son diagnostic représente un immense problème », affirme Sina Habibi, PDG de Cognetivity Neurosciences. Cognetivity Neurosciences a mis au point un test reposant sur l’IA afin de diagnostiquer plus facilement le risque de développement de la démence chez les patients. « En diagnostiquant le syndrome en amont, il est possible de venir en aide aux patients avant qu’ils ne perdent leur autonomie. Ils vivent ainsi dans de meilleures conditions et voient le coût lié à la maladie diminuer », indique-t-il.

Distribution : une expérience d’achat optimisée

Un an après le lancement de son assistant virtuel destiné aux consommateurs, l’enseigne britannique de distribution Marks & Spencer a récemment annoncé que cette innovation fondée sur l’IA lui avait permis de conclure des ventes en ligne qui n’auraient jamais eu lieu sans cet outil, pour un chiffre d’affaires additionnel de 2,5 millions de dollars2. L’IA permet aussi aux sociétés agiles et disruptives de se différencier et de prospérer dans le secteur de la distribution. Pour Ivana Ojukwu – COO de See Fashion, l’application de mode qui repose sur l’IA –, l’intelligence artificielle transforme le visage de la distribution : « Grâce à l’IA, les clients peuvent bénéficier d’une expérience d’achat optimale, sans la moindre friction. La technologie permet d’analyser, de prédire et de proposer les produits les plus adaptés à leurs besoins. Les clients sont ainsi susceptibles d’effectuer plus d’achats. Tout le monde y trouve son compte. »

Un levier de productivité

L’Homme n’étant pas infaillible, le développement de l’automatisation et l’émergence « d’ordinateurs intelligents » constitue également une préoccupation répandue autour de l’IA. Les études menées jusqu’à présent balayent toutefois en grande partie ces craintes. « À l’échelle mondiale, l’IA pourrait générer environ 13 000 milliards de dollars d’activité économique supplémentaire d’ici 2030, soit environ +16 % du PIB actuel. Cela équivaut à une croissance de 1,2 % du PIB chaque année », indique McKinsey. Une hausse du PIB entrainerait donc une valeur ajoutée additionnelle et des créations d’emplois.

En défiant le scénario selon lequel l’Homme est remplacé par les robots, Amazon – l’une des plus grandes sociétés technologiques à avoir adopté l’IA – est passée de 17 000 collaborateurs en 2007 à 566 000 employés en 2017.3

Selon McKinsey, environ 70 % des entreprises auront déployé au moins un type de technologie d’IA d’ici 2030. Mais comme l’explique Ivana Ojukwu, l’IA pourrait éliminer les tâches redondantes afin de favoriser la création d’emplois plus valorisants. « L’idée est de se débarrasser des tâches à faible valeur ajoutée pour permettre aux employés de se consacrer à des activités plus valorisantes », indique-t-elle.

Pour garantir un impact bénéfique et non pas néfaste de l’IA sur les entreprises et leurs équipes, Brauer affirme en conclusion que « l’IA est souvent décrite comme un phénomène subi alors qu’il s’agit en réalité d’une extension de notre humanité, de l’extension d’un désir de contrôler le monde qui nous entoure et de générer, grâce à la technologie, de nouvelles perspectives pour la société. »

Les entreprises citées ci-dessus sont données à titre d’exemple et ne présentent pas un conseil en investissement ou une recommandation de la part d’AXA IM.

Sources

(1) https://www.gartner.com/en/newsroom/press-releases/2016-12-21-gartner-says-by-2019-20-percent-of-user-interactions-with-smartphones-will-take-place-via-vpas

(2) https://digiday.com/marketing/year-marks-spencers-virtual-assistant-helped-drive-2-5m-sales/

(3) https://www.statista.com/statistics/234488/number-of-amazon-employees

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