La hausse des actions mondiales s’est poursuivie en avril, l’indice MSCI AC World (en dollars) progressant de 3,2 % par rapport à fin mars. Cette tendance haussière un peu plus affirmée qu’en mars, lui a permis de passer au-dessus du niveau qui prévalait début octobre et d’effacer ainsi toute la baisse enregistrée au 4e trimestre.

La hausse des actions mondiales s’est poursuivie en avril, l’indice MSCI AC World (en dollars) progressant de 3,2 % par rapport à fin mars. Cette tendance haussière un peu plus affirmée qu’en mars, lui a permis de passer au-dessus du niveau qui prévalait début octobre et d’effacer ainsi toute la baisse enregistrée au 4e trimestre.

  • Nouveaux records pour les grands indices américains (S&P 500, Nasdaq composite)
  • Les investisseurs rassurés sur l’économie mondiale
  • Après les bas niveaux touchés en mars, les tensions sur les taux longs sont restées limitées en avril

De bonnes nouvelles sur tous les fronts

Les grandes places boursières ont connu de belles progressions en avril avec toutefois une légère sous-performance des actions émergentes (+2 % pour le MSCI Emerging en dollars) malgré la nette hausse des cours du pétrole (+6,3 % pour le baril de WTI à 63,9 dollars). Les quotas fixés dans le cadre de l’accord de réduction de la production de l’OPEP et de ses partenaires ont été mieux respectés. De surcroît, la situation politique tendue au Venezuela pèse sur la production tout comme la décision de Donald Trump d’interrompre les exemptions sur les importations de pétrole en provenance d’Iran. Des enquêtes montrent que la production de l’OPEP en avril a été la plus faible depuis 2015.

Le bon comportement des actions résulte, comme depuis le début de l’année, des commentaires toujours accommodants des banques centrales qui promettent de prolonger l’environnement de taux bas. De surcroît, les investisseurs ont été rassurés en avril par l’amélioration de plusieurs indicateurs économiques (en particulier en Chine et aux Etats-Unis) qui éloigne le spectre d’une récession mondiale. Ces éléments ont en grande partie occulté la nouvelle révision à la baisse de la croissance mondiale par le FMI (de 3,6 % à 3,3 % en 2019), l’accumulation de données meilleures qu’attendu finissant par convaincre les investisseurs que le point bas de l’activité était passé.

Rebond de la croissance de la zone euro au 1er trimestre

Alors que les enquêtes d’activité sont restées plutôt mitigées en avril et que la BCE considère que les perspectives pour la zone euro dépendent de la dynamique de croissance mondiale sur laquelle pèsent toujours des risques, elle peut patienter grâce à une inflation toujours basse en mars (1,4 % en glissement annuel ; 0,8 % hors alimentaire et énergie). La croissance du PIB est ressortie à 0,4 % au 1er trimestre selon l’estimation préliminaire (après 0,2 % au 4e trimestre 2018). Le détail des composantes n’est pas connu mais l’exemple français (progression du PIB de 0,3 % pour le troisième trimestre consécutif) montre une légère accélération de la demande intérieure finale hors stocks. Ces chiffres sont meilleurs qu’anticipé au vu des enquêtes auprès des directeurs d’achats. Ils viennent corroborer l’amélioration des données effectives de production et de consommation observée en mars.

actions PIB PMI

La croissance des entreprises est au rendez-vous

Les résultats des entreprises ont, eux aussi, été favorables dans l’ensemble avec une croissance bénéficiaire au-dessus des (modestes) attentes aux Etats-Unis où la saison est la plus avancée et où les chefs d’entreprise paraissent plutôt confiants sur la suite de l’année.

actions MSCI

Cet environnement macro et microéconomique porteur a permis aux investisseurs de ne pas s’inquiéter outre mesure des sujets toujours en suspens, notamment sur le plan politique. Alors que le délai prévu pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a été prolongé de six mois lors du sommet extraordinaire du 10 avril, les discussions entre Theresa May et l’opposition travailliste n’ont pas encore abouti, laissant la question du Brexit en suspens alors que les élections au Parlement européen se tiendront dans moins d’un mois. Sur le front des négociations commerciales, les chinois et les américains ont continué à se parler, laissant entrevoir des avancées, mais de nouvelles rencontres doivent encore avoir lieu en mai avant qu’un accord ne puisse être finalisé. Dans le même temps, le Président Trump n’a pas hésité à rappeler que les conditions des échanges commerciaux avec l’Union européenne pourraient devenir un sujet à Washington.

Dans ce contexte où les investisseurs ont eu tendance à retenir les bonnes nouvelles sur tous les fronts et à oublier quelque peu les risques potentiels, les grands marchés développés affichent de solides progressions mensuelles (en devises locales) : +4,9 % pour l’Eurostoxx 50, +3,9 % pour le S&P 500, et + 1,7 % pour le Topix. Au niveau mondial, la technologie, les financières et la consommation cyclique affichent les plus fortes hausses. Les secteurs cycliques ont bénéficié de l’amélioration du scénario économique. Les banques de la zone euro ont été soutenues par l’hypothèse de voir la BCE mettre en place des mesures limitant, pour le système financier, le coût induit par le taux de dépôt négatif. Aux Etats-Unis, les grands acteurs du secteur ont affiché des résultats supérieurs aux attentes des analystes même si certains pans de l’activité ont plus souffert que prévu. Les secteurs les plus défensifs, comme la santé, ou ceux qui dépendent de l’orientation des taux longs (services aux collectivités, immobilier coté) sont en repli au niveau mondial. Au Japon, la progression s’est faite pour l’essentiel sur les secteurs industriels cycliques et les activités liées à l’exportation, ce qui renforce l’idée d’une meilleure tenue de la conjoncture chinoise, de nature à profiter à l’ensemble de l’Asie.

« Boucles d’or » se sent un peu faible

 Après un quatrième mois consécutif de hausse des actions, et une progression de 15,2 % de l’indice MSCI AC World (en dollars) depuis le début de l’année, il paraît légitime de s’interroger sur la nature de ce rally boursier et sur ses possibles évolutions. Le rebond depuis janvier a été observé sur la plupart des actifs, les investisseurs semblant considérer à nouveau un scénario particulièrement favorable (dit « Goldilocks » c’est-à-dire « Boucles d’or », où tout est idéal pour les actions comme pour les obligations) avec une croissance économique suffisamment stable et solide, mais sans tensions inflationnistes, qui permet aux banques centrales de conserver une politique monétaire accommodante.

La vie n’est pas un conte de fées et de nombreux risques, à la baisse comme à la hausse, pèsent sur cet environnement jugé idyllique. D’une part, alors que le cycle paraît assez avancé, l’économie mondiale n’est pas à l’abri de chocs déstabilisateurs (ralentissement en Chine ou en Europe ; événements politiques et géopolitiques). D’autre part, dans la mesure où la croissance aux Etats-Unis est supérieure au potentiel et commence à s’accompagner d’une accélération des salaires, la Fed pourrait être contrainte de remonter ses taux directeurs plus tôt qu’elle ne l’envisage et surtout que ne l’anticipent les observateurs. Dans les deux cas, les investisseurs seraient amenés à reconsidérer leurs positions sur les actions comme sur les obligations, entraînant une hausse de la volatilité.

Les tensions survenues au cours de la première quinzaine d’avril sur les taux longs après les très bas niveaux touchés fin mars auraient pu être le premier signal de ces ajustements mais la détente ultérieure montre qu’il est difficile de trouver un consensus à l’heure actuelle. La timidité des investisseurs à participer au rally actions est une autre illustration de ces hésitations.

« Goldilocks » peut régner encore quelque temps mais reste fragile. Dans ce contexte, c’est encore une fois, la flexibilité et la réactivité de l’allocation d’actifs qui s’imposent, que ce soit à travers le suivi des indicateurs de sentiment de marché ou la mise en place de positions permettant d’exploiter les asymétries de marché.

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