Alors que le nombre de contaminés et de morts dus au coronavirus grossit, les marchés financiers ont retrouvé de leur allant à la faveur des bonnes publications en provenance des Etats-Unis (notamment dans le secteur technologique) mais aussi grâce à la dynamique des opérations de fusions & acquisitions.

Alors que le nombre de contaminés et de morts dus au coronavirus grossit, les marchés financiers ont retrouvé de leur allant à la faveur des bonnes publications en provenance des Etats-Unis (notamment dans le secteur technologique) mais aussi grâce à la dynamique des opérations de fusions & acquisitions. Malgré un environnement plus complexe, les opérations de fusions & acquisitions continuent de fleurir sur le marché. En effet, les sociétés Worldline et Ingenico ont annoncé leur rapprochement pour créer le leadeur européen des services de paiement.

La réouverture des marchés actions chinois après une semaine de fermeture lié au nouvel an à -8% environ, n’a pas empêché les investisseurs de retrouver leur confiance. L’isolement de la Chine qui va retarder la reprise industrielle qui se dessinait (et la reprise européenne) ne semble plus faire peur. La Bank of China a d’ailleurs annoncé un programme de mise à disposition de liquidités de plus de 150 milliards d’euros. L’augmentation rapide de défaillance d’entreprises ces dernières années fait d’ailleurs peur au pouvoir en place.

Donald Trump n’est pas destitué (comme attendu) et les Démocrates ont eu le plus grand mal à offrir un visage serein lors de leur premier caucus en Iowa dont les deux vainqueurs constituent des surprises (Bernie Sanders et Pete Buttitieg). Les risques disparaissent un à un pour des investisseurs qui ont pourtant des réflexes schizophrènes. Les taux d’intérêt ont baissé, l’or est toujours suspendu autour de 1560-1570 dollars l’once et l’« ami dollar » est passé sous le seuil des 1,10 contre euro. Ce sont des actifs considérés comme refuges. Les publications des grandes entreprises françaises sont bonnes (BNP, Natixis, Total, Vinci, Publicis…). Cela justifie un rebond assez fort de certaines valeurs qui avaient accusé un retard impressionnant. La fin de cycle économique n’est plus évoquée par les stratégistes. L’euphorie guette les marchés sur la thématique TINA (There Is No Alternative) : « il n’y a pas d’alternative aux actions ».

On aurait en effet du mal à ne pas conseiller d’acheter des actions (notamment celles qui versent des dividendes généreux ou qui ne sont pas trop chères) dans un contexte d’argent si peu cher et de relative bonne santé macro-économique. Mais puisque la Chine a été le sujet en 2019 avec les négociations de l’accord commercial et en 2020 avec le coronavirus, remettons-en nous à son astrologie. 2020 est l’année du Rat (de métal mais nous ne commenterons jusque dans ces détails les signes zodiacales). Les rats sont réputés pour bien épargner mais aussi agir sous impulsion. Il est intéressant de noter que la dernière année récente du Rat était…2008 et également que cette semaine est la plus grosse semaine de flux sortants sur les actions européennes (-3,8 milliards de dollars).

Texte achevé de rédiger le 7 février 2020 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion. 

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