Publiée la semaine dernière, l’inflation américaine (calculée hors loyers, alimentation et carburant) a enregistré sa plus forte hausse mensuelle depuis 1981. Paradoxalement l’or cédait près de 10% de sa valeur, laquelle réside pourtant majoritairement dans la protection naturelle que le métal précieux offre contre le risque inflationniste.

Publiée la semaine dernière, l’inflation américaine (calculée hors loyers, alimentation et carburant) a enregistré sa plus forte hausse mensuelle depuis 1981. Paradoxalement l’or cédait près de 10% de sa valeur, laquelle réside pourtant majoritairement dans la protection naturelle que le métal précieux offre contre le risque inflationniste. L’ampleur de cette surprise ne semble pas avoir inquiété les membres du comité de la FED à l’égard de cet indicateur pourtant déterminant dans la conduite de leur politique monétaire.  Le caractère temporaire des causes expliquant ce rebond impromptu pourrait expliquer leur indulgence. Parallèlement à un phénomène de déstockage généralisé, la fermeture des économies a causé un engorgement de la chaîne logistique de nature à inflater les prix à la consommation.

A cela s’ajoutent en cette période particulière les changements d’habitudes des consommateurs qui ont plébiscité en masse certains services, comme la livraison à domicile, pour lesquels les prix progressent sur trois mois à un rythme-record depuis 2009. Surtout, la FED semble avoir évolué dans son approche : le plafond de 2% d’inflation pourrait être franchi temporairement, sans que cela aboutisse nécessairement à un ajustement de sa politique monétaire. L’objectif est en effet d’ancrer durablement les anticipations d’inflation du marché au-delà de leur niveau actuel afin de contenir le risque déflationniste qui n’a jamais réellement cessé d’être présent depuis 2009.

Cependant, à la différence de la crise financière de 2008 où la mise en place de politiques d’austérité avait rapidement succédé aux programmes expansionnistes des banques centrales (notamment en Europe), les principales zones économiques de la planète sont aujourd’hui engagées dans des plans de relance budgétaire massifs. Contrairement à la décennie précédente, la synchronisation des politiques monétaires et fiscales accommodantes pourrait cette fois produire des effets plus visibles sur l’inflation.

Texte achevé de rédiger le 21 août 2020 par Thomas Planell, Gérant – analyste.

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