Au cours des trente dernières années, l'Occident a abandonné près du quart de son emprise sur la valeur ajoutée manufacturière mondiale au profit de l'Asie et notamment de la Chine.

En 2020, la pandémie a mis en exergue la fragilité d’une supply chain transnationale bâtie sur la délocalisation permanente du capital productif et l’arbitrage international des coûts du travail.

De nombreuses entreprises parmi l’ensemble des secteurs d’activités ont été concernées par des ruptures de stock et des défaillances logistiques majeures pouvant mettre en péril leur survie. La relocalisation des facteurs productifs, l’intégration de circuits de production plus courts à proximité des zones de chalandise ressortent comme des réponses potentiellement structurelles au choc inédit de la crise. La sécurité de l’approvisionnement des sociétés devient un enjeu existentiel, un nouvel impératif de la gouvernance d’entreprise et dans des cas de plus en plus nombreux, une injonction commandée par les États. Ces derniers, conscients du caractère stratégique de l’approvisionnement en biens de leur économie et inquiets de leur dépendance à l’égard de l’Asie pourraient arborer une approche plus volontariste.

En 2019, l’Union européenne estimait déjà que l’équilibre entre les dangers et les avantages de la prépondérance industrielle chinoise s’était détérioré. Moins tempérée, l’administration Trump considère la Chine comme un « adversaire stratégique », potentiellement capable de compromettre la sécurité des États-Unis selon l’agence nationale de sécurité américaine. S’il devait s’affirmer, ce revirement protectionniste, générateur d’inflation par nature pourrait éroder, au moins temporairement, la rentabilité des entreprises et le rendement des capitaux investis dans les nouvelles lignes de production. Les contraintes environnementales plus sévères en Occident ajouteraient aux coûts initiaux de relocalisation. Cette modernisation pourrait cependant contribuer à améliorer plus rapidement l’empreinte énergétique industrielle. L’automatisation, la robotisation accrue pourrait offrir à plus long terme un profil de productivité, de rentabilité et de flexibilité plus avantageux tout en favorisant les emplois plus qualifiés dans l’industrie. Pour les gouvernements, la présence industrielle locale représenterait une manne fiscale bienvenue.

L’effet multiplicateur sur la croissance pourrait être positif si la stratégie privée des entreprises reste libre et prime sur l’interventionnisme de l’État qui agirait davantage en qualité de soutien que de superstructure démiurgique.

Texte achevé de rédiger le 14 août 2020 par Thomas Planell, Gérant – analyste.

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