219 milliards de dollars de capitalisation boursière : c’est la perte de valeur d’Apple entre mardi et jeudi soir. Durant ces 3 jours de baisse du Nasdaq, la volatilité de l’indice a finalement convergé vers les anticipations induites par les options depuis plusieurs semaines.

219 milliards de dollars de capitalisation boursière : c’est la perte de valeur d’Apple entre mardi et jeudi soir. Durant ces 3 jours de baisse du Nasdaq, la volatilité de l’indice a finalement convergé vers les anticipations induites par les options depuis plusieurs semaines. Symbolique, cette baisse de plus de 10% en quarante-huit heures du cours du champion technologique équivaut à plus de la totalité de la valeur de marché du géant pétrolier Exxon Mobil, longtemps considéré comme l’un des plus grands groupes industriels au monde. Ce rapport de force illustre l’écart de valorisation entre les valeurs technologiques et les composants plus traditionnels du S&P500. Le différentiel atteint en 2020 est désormais supérieur à celui qui précéda l’éclatement de la bulle des années 2000 et nourrit les craintes d’un destin similaire. A l’époque, les valeurs technologiques avaient bénéficié de l’injection de liquidités orchestrée par une FED qui luttait contre les conséquences systémiques de la chute du mastodonte LTCM. Le retrait de liquidités qui s’en suivit précipita l’éclatement de la bulle technologique.

Aujourd’hui le risque d’un retour des politiques monétaires restrictives est faible. Surtout la profitabilité et la génération de flux de trésorerie des grandes valeurs technologiques sont à un niveau auquel nul n’aurait pu rêver en 2000. Microsoft rejoint Apple en intégrant pour la première fois en 2020 la liste des 10 plus grands payeurs de dividendes au monde. Mais le fabuleux destin de ces grands leaders n’est pas l’apanage de l’ensemble des constituants des indices technologiques. De nombreuses licornes demeurent encore endettées. Elles consomment plus de trésorerie qu’elles n’en génèrent.

Les investisseurs, charmés par les mêmes effets séduisants de réseaux et d’échelle qui ont constitué les principaux déterminants de la viabilité économique d’Alphabet, Facebook, Amazon, peuvent se laisser enjôler. « La seule façon de résister à la tentation est d’y céder » écrivait Oscar Wilde. A la rentrée, cet avertissement du marché nous invite à relativiser certains axiomes littéraires ou financiers.

Texte achevé de rédiger le 4 septembre 2020 par Thomas Planell, Gérant – analyste.

Cet article ne constitue ni une offre de souscription ni un conseil en investissement. Ce document promotionnel est un outil de présentation simplifié et ne constitue ni une offre de souscription ni un conseil en investissement. Ce document ne peut être reproduit, diffusé, communiqué, en tout ou partie, sans autorisation préalable de la société de gestion.

DNCA Investments est une marque commerciale de DNCA Finance

DNCA Finance

DNCA Finance

DNCA est une société de gestion française créée en 2000 par des spécialistes d’une approche patrimoniale de la gestion pour le compte d’investisseurs privés et institutionnels.

L’équipe de gestion (37 gérants) emmenée par Jean-Charles Mériaux est reconnue pour la qualité de son "stock-picking"​ et organisée autour de cinq pôles d’excellence : les actions européennes ("long only"​ et "absolute return"​), la gestion diversifiée, les obligations convertibles, les obligations de la zone euro et les investissements socialement responsable. La qualité de sa gestion est régulièrement récompensée par la presse spécialisée.

La gamme de 31 fonds OPCVM est distribuée en France, Italie, Belgique, Luxembourg, Hollande, Allemagne, Autriche, Suisse, Espagne et UK.

Voir toutes les publications


Newsletter

En renseignant votre adresse mail, vous acceptez de recevoir nos newsletters quotidiennes. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment en cliquant sur le lien de nos mails ou à l’adresse contact@fundswatch.fr

Le fonds du jour

X