La Réserve fédérale a acté le début d’une nouvelle phase en termes de politique monétaire

La Réserve fédérale a acté le début d’une nouvelle phase en termes de politique monétaire en annonçant qu’elle commençait à parler de la réduction de ses achats d’actifs (« tapering »).
Funds Watch

Le discours optimiste de Powell sur les perspectives du marché du travail ainsi que l’augmentation du nombre de membres du FOMC s’attendant à une hausse des taux en 2023 ont été perçus par les investisseurs comme un signal de resserrement futur de la politique monétaire.

Depuis plusieurs mois, la position de la Réserve fédérale peut se résumer ainsi : (1) la hausse de l’inflation en 2021 est transitoire et s’explique par la réouverture soudaine de pans entiers de l’économie, (2) il est nécessaire de réancrer les anticipations d’inflation à un niveau compatible avec sa cible via un « véritable » plein emploi et (3) l’évocation de la réduction progressive des achats d’actifs (le « tapering ») sert à contrôler les craintes inflationnistes excessives.

La nouvelle phase qui s’ouvre est un stress test pour la crédibilité de la position de la Fed. Est-il possible pour la Réserve fédérale de contrôler les craintes inflationnistes sans briser l’élan de la reflation ? A très court terme, la réaction des marchés penche plutôt du côté de l’interruption de la reflation : la courbe des taux s’aplatie aux Etats-Unis, les anticipations d’inflation rebaissent, le dollar s’apprécie, les valeurs bancaires corrigent et les valeurs défensives surperforment. Au-delà de ce réalignement des prix à court terme, on est donc en droit de se demander si la Réserve fédérale n’a pas mis inutilement en risque ses objectifs reflationnistes ? Les juges de paix seront les données économiques des prochaines semaines et notamment les statistiques de l’emploi US.

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