[LettreHebdo] Après la fermeture de l’économie mondiale et sa réouverture partielle, nous sommes dans une nouvelle période où il faut apprendre à vivre avec le virus en attendant l’arrivée des vaccins.

Après la fermeture de l’économie mondiale pour des raisons sanitaires et sa réouverture partielle, nous sommes dans une nouvelle période où il faut apprendre à vivre avec le virus en attendant l’arrivée des vaccins.

Les différentes zones géographiques ne vivent pas cette période exactement de la même manière.

Du point de vue de la pandémie, l’Europe fait mieux que les Etats-Unis pour le moment (cf. graphique 1). Malgré quelques « clusters » ici ou là qui s’accompagnent de reconfinements ciblés, la dynamique de réouverture en Europe n’est pas remise en cause.

En revanche, plusieurs Etats américains, dont la Californie, ont été contraints de refermer partiellement leur économie, ce qui a mis un coup d’arrêt au rebond de la consommation notamment (cf. graphique 2).

Les dernières statistiques « officielles » du mois de juillet des deux côtés de l’Atlantique confirment cette divergence (cf. graphique 3).

La politique budgétaire est un autre point de divergence. D’un côté, les pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur un plan d’aide de 750 Md€ financé par des obligations émises par l’Union européenne en son nom propre. Cette percée politique donne de la visibilité à la relance budgétaire européenne pour plusieurs trimestres. De l’autre, la polarisation politique aux Etats-Unis à quelques mois d’une élection présidentielle très disputée, brouille sensiblement les cartes. Démocrates et Républicains doivent se mettre d’accord avant la fin du mois de juillet sur un nouveau plan s’ils veulent éviter une nouvelle « falaise budgétaire ». La situation sanitaire et économique du pays milite pour un compromis mais la visibilité est faible.

Dans cet environnement, le taux de change de l’euro a d’ailleurs cassé les 1,16 contre dollar. Les économistes les plus audacieux visent désormais un retour à horizon 6-12 mois à la Parité de Pouvoir d’Achat autour des 1,20-1,25 (cf. graphique 4).

Ces dernières semaines ont connu une escalade des tensions diplomatiques entre les Etats-Unis et la Chine. La rivalité stratégique entre les deux puissances s’inscrit dans un temps long qui enjambe probablement l’élection américaine de novembre. Cependant, l’expérience de 2018 et 2019 montre que ce sont les hausses de droits de douanes qui sont les plus coûteuses pour l’économie globale et les marchés (cf. graphique 5). Tant que les tensions restent sur le plan diplomatique, il est difficile de mesurer un quelconque impact direct sur l’économie, les profits des sociétés et les marchés financiers.

Dorval Asset Management

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Dorval Asset Management est une société de gestion reconnue dans les domaines des stratégies flexibles et des actions européennes pour performer sur le long terme.
Agréée par l'AMF depuis 1993, le capital est détenu à hauteur de 50.1% par Natixis Asset Management et 49.9 % par ses collaborateurs.
Dorval Asset Management pratique une gestion de conviction à vocation patrimoniale, caractérisée par une gestion active, éloignée des indices.
Dorval Asset Management a la conviction que dans le monde financier actuel, une approche flexible est nécessaire pour apporter une gestion de qualité à ses clients.

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