[#LettreHebdo] Le renversement des risques se confirme : les valeurs cycliques et financières délaissées pendant le confinement reviennent en force, alors que les stratégies refuges battent de l’aile.
Le renversement des risques se confirme : les valeurs cycliques et financières délaissées pendant le confinement reviennent en force, alors que les stratégies refuges battent de l’aile.

Le risque s’est déplacé vers les obligations d’Etat et les valeurs les plus défensives. La reprise économique ne fait que commencer, en particulier dans l’industrie et la construction (cf. graphique 1). Outre la réouverture des économies permise par la maîtrise de l’épidémie en occident et en Asie, la reprise se nourrit des nombreux programmes de relance et d’un soutien sans faille des banques centrales.

Après l’annonce d’un plan pan-européen de 750 milliards d’euros, qui reste à valider par les 27 pays de l’UE, les plans de relance nationaux se succèdent. L’Allemagne a mis 130 milliards d’euros sur la table (près de 4% de son PIB), dont une baisse temporaire de 3% de la TVA, plus des mesures ciblées. La France annonce des plans de relance et de soutien sectoriels au fil de l’eau : automobile, restauration, construction, etc. La BCE a augmenté la taille de son programme d’achat d’actifs spécifique à la crise du coronavirus (PEPP) de 750 Mrd EUR à 1350 Mrd EUR (soit 10% du PIB), montrant ainsi qu’elle ne sentait pas concernée par l’arrêt de la Cour constitutionnelle allemande.

La Réserve fédérale américaine se réunira, elle, le 10 juin dans un contexte de marché très différent de sa dernière réunion. Le S&P 500 est repassé au-dessus des 3 000 points et la courbe des taux des obligations du Trésor public s’est nettement redressée (cf. graphique 2). Ce mouvement de remontée des taux longs ne représente pour l’instant que le miroir logique de la reprise économique. Si ce mouvement prenait beaucoup d’ampleur, cependant, la Réserve fédérale américaine pourrait être amenée à agir afin de limiter le mouvement. Certains membres de l’institution ont déjà ouvert le débat sur la fixation d’un niveau-cible sur les taux à moyen ou long-terme (stratégie dite du « yield curve control »).  C’est ce que pratique déjà la Banque du Japon depuis septembre 2016 (sur les taux à 10 ans) et depuis quelques mois la Banque d’Australie (sur les taux à 3 ans). Un débat à surveiller, donc.

La reprise économique plus forte que prévue, le redressement des courbes de taux et l’amélioration de la gouvernance européenne ont en tout cas permis aux actions bancaires européennes de sortir de l’ornière (cf. graphique 3). Sur les marchés, le thème de la reprise s’élargit donc aux financières, aux petites valeurs mais aussi aux matières premières et aux marchés émergents, alors que le dollar rebaisse. C’est la revanche du « monde d’avant ». Dans nos portefeuilles internationaux, nous avons accompagné ces évolutions en diversifiant encore nos stratégies cycliques (construction, financières, industrielles, énergie, consommation discrétionnaire), en diminuant progressivement notre exposition aux parties longues des courbes obligataires et en limitant le risque de change.

Dorval Asset Management

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Dorval Asset Management est une société de gestion reconnue dans les domaines des stratégies flexibles et des actions européennes pour performer sur le long terme.
Agréée par l'AMF depuis 1993, le capital est détenu à hauteur de 50.1% par Natixis Asset Management et 49.9 % par ses collaborateurs.
Dorval Asset Management pratique une gestion de conviction à vocation patrimoniale, caractérisée par une gestion active, éloignée des indices.
Dorval Asset Management a la conviction que dans le monde financier actuel, une approche flexible est nécessaire pour apporter une gestion de qualité à ses clients.

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