Le message des indicateurs économiques est clair : combinée à des aides sans précédent, la réouverture même partielle des économies produit une reprise très forte de la consommation dans les pays développés.
Le message des indicateurs économiques est clair : combinée à des aides sans précédent, la réouverture même partielle des économies produit une reprise très forte de la consommation dans les pays développés.

Les ventes au détail ont encore grimpé de 7.5% au mois de juin aux Etats-Unis, rattrapant l’essentiel des pertes de mars et avril (cf. graphique 1).  Quant au PIB chinois, il a rebondi de +11.5% dès le deuxième trimestre, et est déjà en hausse de +3.2% par rapport au T2 2019.

 

 

Au niveau mondial, l’indice des surprises économiques, qui mesure la différence entre les statistiques publiées et les prévisions, a enregistré un nouveau record historique cette semaine (cf. graphique 2). Débuté en juin, le processus de révisions à la hausse de l’activité économique mondiale devrait donc se poursuivre. La cause principale de ce phénomène est à chercher du côté du pessimisme excessif qui s’était emparé de la plupart des économistes au plus fort du confinement. Ceux-ci craignaient souvent que les ménages ne désépargnent que très prudemment, ce qui ne semble pas être le cas.

 

Des incertitudes demeurent cependant. Selon des indicateurs partiels, la vague de nouveaux cas de Covid-19 au sud et à l’ouest des Etats-Unis semble avoir déjà un peu d’effet sur la consommation du mois de juillet. Des modèles de projection, à prendre comme toujours avec des pincettes, suggèrent que cette vague épidémique pourrait atteindre un pic au début du mois d’août (cf. graphique 3). Si c’est bien le cas, et que le reflux ne nécessite qu’un niveau très modéré de re-fermeture de l’économie américaine, ce serait une très bonne nouvelle. L’autre bonne nouvelle, c’est que cette vague de cas renforce les arguments des membres du Congrès qui veulent poursuivre les aides aux chômeurs et aux ménages et organiser un vaste plan de relance. Ces mesures, désormais soutenues par l’administration américaine, sont attendues à la fin du mois de juillet.

 

 

Cet équilibre entre angoisse épidémique et plans de soutien devra aussi être assuré en Europe. La réunion des chefs d’Etat de l’Union européenne des 17 et 18 juillet donnera le ton. Ce qui est clair, quelle que soit l’issue, c’est que chaque pays européen devra peaufiner de nouveaux plans de relance en plus de l’enveloppe sur laquelle s’accorderont les 27.

 

Les marchés ont commencé à acter la réalité de la reprise économique, comme en témoigne la meilleure tenue des valeurs cycliques et financières depuis deux semaines. Il reste cependant beaucoup à faire, d’autant que les enquêtes auprès des investisseurs témoignent d’un niveau encore assez bas de confiance. Cette relative prudence est plutôt bon signe : elle suggère qu’une poursuite de la reprise économique et/ou de meilleures nouvelles sur le front sanitaire pourraient finir par débloquer de nouveaux achats en faveur des secteurs délaissés pendant la crise.

Dorval Asset Management

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Dorval Asset Management est une société de gestion reconnue dans les domaines des stratégies flexibles et des actions européennes pour performer sur le long terme.
Agréée par l'AMF depuis 1993, le capital est détenu à hauteur de 50.1% par Natixis Asset Management et 49.9 % par ses collaborateurs.
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Dorval Asset Management a la conviction que dans le monde financier actuel, une approche flexible est nécessaire pour apporter une gestion de qualité à ses clients.

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