Fin 2020, à Kunming en Chine, se tiendra la COP15 de la Convention sur la diversité biologique, qui devra adopter un nouveau cadre mondial pour la gouvernance de la biodiversité après 2020.

Fin 2020, à Kunming en Chine, se tiendra la COP15 de la Convention sur la diversité biologique, qui devra adopter un nouveau cadre mondial pour la gouvernance de la biodiversité après 2020. Afin de permettre aux acteurs français de suivre plus facilement cette actualité et d’améliorer la compréhension collective de ses enjeux, l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) et l’Agence française pour la biodiversité (AFB) organiserons jusqu’à fin 2020 des réunions de décryptage de l’actualité internationale concernant la biodiversité. Ces rendez-vous réguliers rassembleront une grande diversité d’acteurs français (État et ses agences, collectivités, recherche, ONG, entreprises, journalistes, partis politiques) et formeront la « Plateforme Biodiversité 2020 ».

Le paysage des conventions est encore plus compliqué pour la biodiversité qu’il ne l’est pour le climat, notamment du fait de la multiplicité de conventions internationales qui la concernent, au-delà de la Convention sur la diversité biologique signée en 1992 par 168 pays lors du sommet de la Terre à Rio. Cette dernière propose trois objectifs principaux : la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques.

Les autorités gouvernementales internationales souhaitent mettre la biodiversité au même niveau que le climat.
Le G7 a ainsi décidé de traiter trois sujets :

  • Une crise de la consommation des ressources qui s’avère aussi importante que la crise de la biodiversité,
  • La question des inégalités environnementales, les plus pauvres étant les plus sujets aux pollutions, aux perturbations climatiques et aux dégradations de la biodiversité,
  • La mobilisation à l’international des alliances et coalitions devant aboutir à un approfondissement des engagements.

Malheureusement, lors du dernier G20 tenu à Osaka en juin 2019, les États-Unis arguant des principes de liberté individuelle, ont refusé d’adopter les mécanismes devant aboutir aux changements de comportements par contrainte. La France quant à elle a poussé l’UE à adopter une stratégie ambitieuse sur la déforestation importée. L’ICRI (International Coral Reef Initiative) a rallié de nouveaux pays sur les engagements sur le plastique, avec l’espoir d’une déclaration importante lors du prochain G20.

Pour rappel, le rapport d’évaluation mondiale de la biodiversité de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services éco-systémiques) publié en mai 2019 montrait que l’effondrement de la biodiversité terrestre est en premier lieu dû aux changements d’utilisation des sols occasionnés par l’agriculture ; pour les océans, c’est la pression de la pêche qui est la cause principale de déclin. Marine Braud, Responsable diplomatie verte du WWF France rappelle l’urgence : la nature nous offre gratuitement des services – estimés à 1,5 fois le PIB mondial – ce qui montre que le système économique ne parvient pas à prendre en compte ces données fondamentales, et suggère le besoin d’un changement de fond pour mettre l’humanité sur la voie de l’arrêt de perte de biodiversité.

Cinq catégories d’acteurs sont concernées pour cette mobilisation :

  • Les États avec la négociation du cadre post-2020,
  • Les collectivités locales, avec par exemple les actions sur la végétalisation des villes,
  • Les entreprises, avec entre autre les actions pour réduire l’empreinte importée,
  • La finance, pour diriger des flux d’investissement durables vers les actions positives pour la biodiversité,
  • Les banques de développement pour débloquer les fonds vers des projets pour lesquelles leur action vise à les rendre rentables, en combinaison avec les financeurs privés.

Il y a quatre ans, Paris devenait la capitale du climat en accueillant la COP21 et en faisant adopter l’Accord de Paris par les 196 États membres des Nations-Unies. La France entend réitérer l’exploit sur le thème de la biodiversité. C’est à Marseille en juin 2020 que se tiendra le Congrès mondial de la nature, préliminaire au sommet de Kunming.

François Lett, Directeur du développement éthique et solidaire

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