Les enjeux géopolitiques continuent de perturber la conjoncture mondiale. En effet, après l'assassinat d’un haut dignitaire iranien par les Etats-Unis, la crainte d’une escalade entre les deux pays a fait bondir les prix du pétrole (+2,7% sur la semaine, à 68,6 dollars pour le baril de Brent).

Les enjeux géopolitiques continuent de perturber la conjoncture mondiale. En effet, après l’assassinat d’un haut dignitaire iranien par les Etats-Unis, la crainte d’une escalade entre les deux pays a fait bondir les prix du pétrole (+2,7% sur la semaine, à 68,6 dollars pour le baril de Brent). Or, depuis maintenant plusieurs mois, l’offre de pétrole a considérablement été restreinte par les pays membres de l’OPEP, ce qui laisse craindre une flambée des cours de l’or noir à un moment où la croissance mondiale, affaiblie par la guerre commerciale sino-américaine, marque le pas. Dans ces conditions, les craintes d’une récession sont vite revenues sur le devant de la scène, notamment après la publication d’un indice ISM du secteur manufacturier américain décevant, passé de 48,1points en novembre à 47,2 points en décembre, à un niveau oublié depuis juin 2009. D’où une hausse de la volatilité et un allègement des positions en actifs risqués.

Ainsi, après avoir clôturé l’année 2019 de manière faste (S&P 500 : +29%), les investisseurs se sont soudainement crispés, ce qui a effacé les gains précédemment accumulés en début de semaine. Cette volte-face sur les marchés est à relier avec la mort du général iranien Qassem Soleimani dans une frappe américaine, un événement que Téhéran a promis de venger. Selon toute vraisemblance, il ne devrait pas y avoir de confrontation directe entre les deux pays mais une ouverture des hostilités est tout à fait possible sur d’autres terrains d’opération comme l’Irak (cf. attaque de l’ambassade américaine) ou le Détroit d’Ormuz. En effet, en cherchant à perturber le trafic maritime dans ce couloir stratégique où transitent près de 25% des exportations mondiales de pétrole, les cours du pétrole pourraient flamber, ce qui risquerait d’aggraver les difficultés dans plusieurs pays. D’ailleurs, la publication de l’indicateur avancé de l’industrie mondiale, passé de 50,3 à 50,1 points en décembre, a montré que les craintes ne s’étaient pas dissipées après le recul des tensions entre les Etats-Unis et la Chine.

La zone Euro, pénalisée par l’Allemagne (43,7 points en décembre), devrait continuer de flirter avec la récession en 2020. Pour le moment, malgré la longueur de la grève, la France parvient à résister mais l’indicateur avancé dans l’industrie, en passant de 51,7 en novembre à 50,4 points en décembre, est revenu à son plus bas niveau des trois derniers mois. Les Etats-Unis (52,5 points en décembre) continuent de surprendre même si le recul des commandes (-2,0% en novembre contre une anticipation de 1,5% par le consensus) incite à la prudence.

Dans ce contexte, les emprunts souverains ont été très recherchés, notamment aux Etats-Unis où le rendement du taux à 10 ans est revenu en deçà de 1,80%, en recul de 8 points de base sur la semaine. Cela s’explique en partie par le fait qu’une flambée des prix du pétrole pourrait pousser les banquiers centraux à reprendre le chemin de la baisse des taux directeurs afin d’aider l’activité. Or, parmi les grandes banques centrales, seule la Réserve fédérale dispose encore de munitions. Dans ces conditions d’anticipations de baisse future de sa rémunération, le dollar s’est déprécié (-0,10%, à 96,8 points pour son taux de change effectif) tandis que le franc suisse et surtout le yen ont été recherchés.

La volatilité devrait rester élevée cette semaine, surtout si la publication d’enquêtes importantes venait à décevoir. C’est la raison pour laquelle les investisseurs surveilleront particulièrement le rapport de l’emploi américain de décembre. Le consensus s’attend à 150 000 postes supplémentaires mais une progression moindre pourrait être observée, surtout après la forte création de postes de 266 000 en novembre.

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