Avec les élections au Royaume-Uni et la menace d’une hausse des droits de douane américains sur les importations chinoises, la semaine passée était pour certains la semaine de tous les dangers.

Avec les élections au Royaume-Uni et la menace d’une hausse des droits de douane américains sur les importations chinoises, la semaine passée était pour certains la semaine de tous les dangers. Pourtant, à l’image des indices actions, dont certains clôturent dans le vert pour une troisième semaine consécutive, les choses sont allées plutôt dans le bon sens. En effet, la majorité absolue obtenue par les Conservateurs à la Chambre des Communes anglaise éloigne – pour le moment – le spectre du « no deal ». De la même manière, l’annonce par la Chine et les États-Unis d’un accord préliminaire a aussi contribué à abaisser la nervosité des investisseurs (indice S&P VIX : -1% sur la semaine, à 12,63%).

Toutefois, c’est maintenant que les choses sérieuses commencent. En effet, à peine la « phase une » signée entre la Chine et États-Unis que les yeux se tournent vers la « phase deux ». Or, si un accord a pu être trouvé sur la première phase, portant surtout sur des promesses (achats de denrées agricoles, pas de manipulation du yuan, et ouverture du secteur financier aux entreprises étrangères), rien ne dit que cela sera le cas pour l’étape suivante qui portera sur des sujets plus compliqués et qui touchent à la souveraineté chinoise (fin des subventions directes ou indirectes aux secteurs stratégiques et interdictions des transferts forcés de technologie).

De la même façon, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne à la fin du mois de janvier 2020 va maintenant laisser place à d’autres négociations encore plus difficiles portant sur les futures relations avec l’Union européenne. Et là aussi, tous les scénarii restent ouverts à la fin de la période de transition en décembre 2020. S’agira-t-il d’un accord, d’un report de l’échéance pour continuer de négocier ou d’un « no deal » ? Ce dernier scénario sera influencé par l’issue de l’élection américaine puisque Donald Trump a promis un accord général de libre-échange au Royaume-Uni.

C’est peut-être pour cette raison que les progressions sur les indices ont été moins fortes qu’envisagées (S&P 500 : +0,8%, à 3 170 points). Pourtant, les nouvelles macroéconomiques sont plutôt bonnes. Les ventes au détail aux États-Unis sont ressorties une nouvelle fois en hausse (+0,2% en novembre après +0,4 % en octobre). Il convient toutefois de tempérer cette hausse puisqu’elle n’est imputable qu’à la progression des ventes d’automobiles (+0,5% sur le mois) et du chiffre d’affaires des stations-services. On a aussi vu l’inflation remonter (+0,3 % en novembre,
soit + 2,1% sur une année, au plus haut depuis octobre 2018), ce qui a conforté la Réserve fédérale dans l’idée de ne plus baisser ses taux d’intérêt. Elle devrait opter pour le statu quo durant toute l’année 2020 puisque selon les prévisions des 17 membres de son Board, aucun ne recommande de détente supplémentaire et quatre d’entre eux préconisent une hausse de taux l’an prochain.

Cette perspective de voir son rendement plafonner a pénalisé le dollar qui a baissé contre toutes les monnaies (-0,6% pour son taux de change effectif). L’appréciation la plus forte contre le billet vert a concerné la livre sterling (+1,6% sur la semaine). L’euro en a profité également (+0,6% sur la semaine, à 1,11 dollar). La monnaie commune a aussi été recherchée après les propos de la présidente de la BCE, Christine Lagarde. Espérons que ces signaux de stabilisation
se matérialisent dans les enquêtes composites PMI préliminaires de décembre.

Karamo KABA, Directeur des études économiques

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