Tous ceux, comme nous, qui pensaient que l’économie américaine ralentirait ont dû être surpris par la vigueur affichée par la première économie de la planète en ce début d’année.

Tous ceux, comme nous, qui pensaient que l’économie américaine ralentirait ont dû être surpris par la vigueur affichée par la première économie de la planète en ce début d’année. En effet, la première estimation du Bureau of Economic Analysis (BEA) a montré que les Etats-Unis avaient commencé l’année 2019 avec un rythme de croissance de 3,2% en rythme annualisé. Certes, cette première estimation est très au-dessus des attentes du consensus des économistes, mais l’analyse des composantes incite à la prudence. Ainsi, ce regain de forme est avant tout attribuable à la hausse des dépenses publiques, et surtout à la baisse des importations et à l’accumulation des stocks. Cela a permis de compenser la déception attendue de la consommation et de l’investissement.

Malgré ce coup de force, nous continuons de penser que l’activité est en train de ralentir aux Etats-Unis. En effet, les chiffres du BEA montrent par exemple que la demande interne n’a progressé que de 1,5% en rythme annualisé, ce qui constitue sa plus mauvaise performance depuis 2015. D’ailleurs, les investisseurs ne sont pas enthousiasmés par ce chiffre du PIB car une contribution négative des stocks et des importations est à craindre au deuxième trimestre. N’eut été les bons résultats affichés par des entreprises comme Microsoft ou Facebook aux Etats-Unis, ou Sanofi en Europe, les indices boursiers allaient finir la semaine sur une note moins positive. L’indice S&P 500 est tout de même parvenu à terminer la semaine en hausse (+1,2%, à 2 940 points) contrairement à l’EuroStoxx 50 (-0,1%, à 3 500 points) ou au CSI 300 chinois (-5,61%, à 3 889 points).

Les rendements sur les marchés obligataires, malgré la poursuite de la flambée du pétrole, ont été guidés à la baisse par la publication d’indicateurs peu engageants sur la zone Euro avec une nouvelle diminution de l’indice de confiance des consommateurs. Cela rend difficile le scénario d’une accélération des dépenses de consommation, d’où de nouvelles craintes sur la croissance. Dans ces conditions, le rendement des taux allemands à 10 ans est à nouveau revenu en territoire négatif (-4,6 points de base – pbs – à -0,02%). Le rendement de l’OAT a également reculé sur la semaine (-1,8 pbs, à 0,36%) en dépit d’annonces du Président Macron pouvant faire dévier le déficit public. Les taux italiens ont surpris (-1,8 pbs, à 2,58% pour le 10 ans) malgré la menace d’une nouvelle dégradation de la notation souveraine du pays par l’agence Standard & Poor’s. Même si cette baisse de la note n’est pas intervenue, l’Italie devrait rester sous la pression des marchés financiers.

L’euro s’est une nouvelle fois déprécié sur la semaine (-0,87%, à 1,11480 contre le dollar), pénalisé par les craintes sur la croissance. La monnaie commune a aussi été affectée par les inquiétudes sur l’avenir du Royaume-Uni après que l’Ecosse ait fait part de son intention d’introduire un projet de loi pour organiser un nouveau référendum sur son indépendance d’ici 2021. La livre s’est dépréciée (-0,55%, à 1,29170 contre le dollar).

Karamo KABA, Directeur des études économiques

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