Donald Trump aurait eu toutes les raisons de se réjouir après la publication du rapport d’emploi de septembre. Non pas pour le nombre de créations de postes supplémentaires (136 000 en septembre après 168 000 en août et 166 000 en juillet) mais davantage pour le niveau du taux de chômage, tombé à 3,5%, au plus bas depuis décembre 1969.

Donald Trump aurait eu toutes les raisons de se réjouir après la publication du rapport d’emploi de septembre. Non pas pour le nombre de créations de postes supplémentaires (136 000 en septembre après 168 000 en août et 166 000 en juillet) mais davantage pour le niveau du taux de chômage, tombé à 3,5%, au plus bas depuis décembre 1969. Ce chiffre détone toutefois avec une cohorte de statistiques toutes plus décevantes les unes que les autres. L’indice ISM du secteur manufacturier a ainsi poursuivi son plongeon, passant de 49,1 points en août à 47,8 points en septembre, au plus bas depuis juin 2009, alimentant les craintes grandissantes de récession à venir de la première économie mondiale.

Ce scénario a encore gagné en consistance après la publication d’un indice ISM dans le secteur des services, en pleine perte de vitesse (-3,8 points en septembre, pour s’établir à 52,6, soit un plus bas depuis août 2016). Fait inquiétant, les composantes liées aux commandes et à l’emploi sont en baisse aussi bien dans l’industrie que dans les services, ce qui fait craindre un ralentissement du rythme des créations d’emplois dans les prochains mois. Une telle perspective, additionnée à la poursuite du ralentissement des salaires (de 3,2% à 2,9% en septembre, au plus bas depuis juillet 2018) est de nature à remettre en cause le rebond des ventes d’automobiles en août et en septembre.

La progression du sentiment d’inquiétude, déjà pesant avec l’ouverture de la procédure d’impeachment à l’encontre du Président américain, a conduit les investisseurs à réduire leurs expositions sur les marchés actions. L’espoir d’une nouvelle réduction des taux directeurs de la Réserve fédérale (Fed) lors de sa réunion de politique monétaire du 30 octobre prochain a toutefois permis de réduire les pertes, ce qui constituerait sa troisième détente en trois mois. Les indices américains ont ainsi terminé la semaine en recul (S&P 500 : -0,3%, à 2 952 points) et ont enregistré une nette surperformance par rapport aux valeurs européennes (-3% pour l’indice S&P Europe 350, à 1536,3 points). Ce décrochage peut s’expliquer par des enquêtes économiques de mauvaise facture mais aussi par la saga du Brexit qui a plombé les places européennes (FTSE 100 : -3,65% ; Dax : -3% ; Cac 40 : -2,70%). Même si la probabilité d’un « hard Brexit » a beaucoup augmenté, notamment après les propositions du Premier ministre Boris Johnson, nous tablons avant tout sur une extension de la date du Brexit.

Le contexte d’aversion pour le risque a profité aux emprunts d’état américains qui ont affiché une nouvelle fois de forts reculs sur la semaine, avec une nette surperformance des échéances les plus courtes, profitant des rumeurs de nouvel assouplissement de la Fed : -22 points de base, à 1,41% pour le 2 ans, et -14 points de base, à 1,53% pour le rendement du taux à 10 ans. Les pays européens ont aussi profité dans l’ensemble de cette décrue (0,44% au Royaume-Uni pour le 10 ans).

Sur la scène des changes, la semaine qui vient sera marquée par la reprise, à partir du 12 octobre, des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Aucune avancée ne devrait en sortir normalement et un échec pourrait conduire le Président Trump à une nouvelle salve de mesures protectionnistes afin d’enrayer le creusement du déficit commercial qui est passé de 54,0 en juillet à 54,9 milliards de dollars en août.

Karamo KABA, Directeur des études économiques

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