En France, près de la moitié de la consommation d’énergie et un tiers des émissions de gaz à effet de serre sont attribuées à la construction et à l’occupation des bâtiments.

En France, près de la moitié de la consommation d’énergie et un tiers des émissions de gaz à effet de serre sont attribuées à la construction et à l’occupation des bâtiments. Pour atteindre la neutralité carbone visée par le pays à l’horizon 2050, les efforts du secteur devront donc être hors du commun. Jusqu’à présent, les progrès ont consisté essentiellement à réduire la consommation d’énergie des bâtiments. Selon Jean Passini, Président de la Commission environnement et construction durable à la Fédération française du bâtiment (FFB) « Les bâtiments livrés aujourd’hui affichent une consommation d’énergie cinq fois inférieure à la moyenne du parc existant. »

La future réglementation environnementale qui doit entrer en vigueur en 2020 (RE 2020) va imposer la prise en compte de l’empreinte carbone pour remplacer l’actuelle réglementation thermique (RT 2012). Il faudra calculer et réglementer non seulement la consommation d’énergie des bâtiments en activité, mais aussi le bilan carbone de leur construction. Ce calcul d’empreinte nécessite, pour chaque matériau, de connaître l’énergie dépensée pour sa production et de disposer d’une analyse complète de son cycle de vie. « Beaucoup de fabricants n’ont pas encore fourni d’analyse du cycle de vie de leurs matériaux. On utilise des valeurs par défaut, ce n’est pas très précis » constate Jean Passini. La prise en compte de l’impact carbone des matériaux pourrait toutefois bouleverser les pratiques de la construction. Un mètre cube de bois stocke une tonne de CO2, quand le même volume de béton en émet 250 kg… Mais la moitié seulement du bois utilisé pour la construction dans l’Hexagone est originaire de France.

Dans ce contexte porteur, les projets phares s’écartant du traditionnel béton se multiplient, comme la tour de logements Hypérion à Bordeaux, haute de 55 mètres avec 16 étages, dont la construction hors sol va démarrer en décembre, ou le Palazzo Meridia, plus haut immeuble de bureaux en bois de France avec ses 35 mètres, dont le chantier s’achève à Nice. Si un peu plus de 25 000 logements en bois ont été construits en 2018 (20% de plus qu’en 2016), la part de marché du matériau reste très faible : 6,3% en 2018, en très légère progression par rapport à 2016 (5,9%).

En attendant, les professionnels du ciment et du béton mettent en avant leurs efforts pour réduire leur impact, alors que 150 tonnes de ciment sont coulées dans le monde chaque seconde. Le secteur assure avoir déjà réduit ses émissions de 40% en trente ans. Mais la production de ciment reste responsable de 5% des rejets de gaz à effet de serre en Europe. « Notre industrie est en pleine transition, avec un objectif très ambitieux : réduire notre impact carbone de 80% d’ici à 2050 » rappelle Philippe Gruat, président de la filière béton. Pour chauffer à plus de 1 400 degrés le calcaire et l’argile afin de produire le clinker, principal constituant du béton, les cimenteries substituent aux combustibles fossiles de plus en plus de déchets issus des collectivités, avec l’objectif d’aboutir au taux de substitution de 50% en 2025. Les industriels travaillent aussi à réduire la quantité de clinker dans le ciment, et surtout le secteur se présente comme le bon élève du recyclage et de l’économie circulaire : « 80% des déblais de béton sont recyclés en sous-couches pour les routes, et nous travaillons pour qu’une part croissante du béton recyclé, transformé en granulats, puisse être réutilisée dans de nouveaux bétons » explique Philippe Gruat. Le gouvernement souhaite ainsi instaurer à partir de 2022 une filière pollueur-payeur sur les matériaux de construction, comme il en existe pour les piles ou les meubles, afin de financer le développement de nouvelles déchetteries et lutter contre la multiplication des décharges sauvages.

Pour y parvenir deux voies s’opposent aujourd’hui. La première prône de multiplier la technologie et l’industrialisation, soit un bouleversement dans ce secteur resté très artisanal : maquette numérique, équipements de pointe, industrialisation des processus, préfabrication des éléments en usine sont censés limiter la consommation de ressources et abaisser les prix. La seconde voie mise, au contraire sur le « low-tech », les savoir-faire, les matériaux locaux et les solutions naturelles (bois, terre coulée, paille, chanvre, etc.) et passives.

François Lett, Directeur du développement éthique et solidaire

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