Comme en mai 2011, après la mort d’Oussama Ben Laden, nous aurions pu espérer un moment d’union nationale aux Etats-Unis. Pourtant, Donald Trump avait envisagé meilleure récompense suite à l’élimination de l’autre ennemi public numéro un – Abou Bakr al-Baghdadi – que le lancement d’une procédure officielle de destitution à son encontre.

Comme en mai 2011, après la mort d’Oussama Ben Laden, nous aurions pu espérer un moment d’union nationale aux Etats-Unis. Pourtant, Donald Trump avait envisagé meilleure récompense suite à l’élimination de l’autre ennemi public numéro un – Abou Bakr al-Baghdadi – que le lancement d’une procédure officielle de destitution à son encontre. Et comme « les emmerdes, ça vole en escadrille » (Jacques Chirac), le Président américain a aussi subi un revers important de la part de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui a autorisé la Chine à imposer des sanctions sur
3,6 milliards de dollars de produits américains par an. Même si ce litige vieux de six ans n’a rien à voir avec l’Administration actuelle, cela pose une épée de Damoclès sur toutes les mesures punitives prises récemment par Washington. Surtout qu’en dépit des déclarations de bonnes intentions des deux belligérants, un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis tarde à arriver.

Ces mésententes commerciales, si elles se poursuivent, sont de nature à remettre en cause le rebond entrevu au niveau des indicateurs avancés. L’indice ISM dans le secteur manufacturier est ainsi passé de 47,8 en septembre à 48,3 points en octobre. Même si cela ne permet pas de dissiper les risques de récession de la première économie du monde, la situation du secteur industriel américain demeure très fragile. En effet, après la longue grève chez General Motors (près de 20% de la production) où les employés ont obtenu des concessions importantes, le puissant syndicat UAW doit entamer des négociations avec d’autres constructeurs automobiles (Ford, et Fiat Chrysler). Si des négociations aux forceps venaient à se répéter comme chez GM, avec la plus longue grève en 50 ans, nul doute que cela aurait un impact négatif sur les comptes nationaux du quatrième trimestre. En attendant, la publication du PIB du troisième trimestre a montré une progression de 1,9% en rythme annualisé, plus fort que les attentes du consensus (+1,6%). L’analyse de ce PIB a montré que la consommation et les dépenses publiques ont contribué à la croissance, tandis que l’investissement (hors résidentiel) et le solde externe ont déçu.

Si on ajoute à cela un marché de l’emploi toujours résilient (128 000 postes supplémentaires en octobre avec une forte révision à la hausse des gains des deux mois précédents), cela a permis aux indices de finir la semaine en hausse malgré les commentaires pessimistes venus de Chine sur un éventuel accord commercial. Il faut dire que les investisseurs ont à nouveau pu compter sur la Réserve fédérale (Fed) qui a une nouvelle fois réduit ses taux directeurs compte tenu des risques auxquels l’économie mondiale est confrontée (guerre commerciale, Brexit, etc.).

Même si la Fed a laissé entendre qu’elle ne baisserait plus ses taux d’intérêt d’ici la fin de l’année, l’évolution des taux longs et les anticipations des investisseurs montrent que la Banque centrale américaine va rester pendant longtemps encore dans une attitude de « data dependent ». D’autres réductions ne sont donc pas exclure en 2020, ce qui a pénalisé le dollar, notamment contre les devises européennes, renforcées par l’annonce des élections au Royaume-Uni.

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