L’enjeu est de maximiser la capacité de rebond de la croissance au second semestre une fois la menace du Covid19 écartée.

Les marchés financiers ont réagi en mode panique à l’évolution de l’épidémie et à l’incertitude, accentuant le premier choc du début de semaine à la suite de l’effondrement du prix de pétrole consécutif à la stratégie de « dumping » de l’Arabie Saoudite. Cette semaine s’achève sur une forte baisse des marchés boursiers mondiaux (même si le marché américain a rebondi violemment vendredi) alors que les rendements des obligations d’État ont connu des plus bas historiques. La marque des 20% de baisse (par rapport au pic) sur les indices a été franchie.

Les craintes d’extension de l’épidémie se sont matérialisées cette semaine, laquelle restera dans les annales comme une des pires de l’histoire financière moderne : selon Bloomberg, la capitalisation boursière a fondu de plus de 20 000 milliards de dollars depuis le pic du marché le 20 janvier (soit une cinquantaine de jours), alors que en 2008/2009, après 260 jours, ce chiffre n’était pas atteint. Celle-ci s’établit désormais à 67 203 milliards au 13 mars. L’Europe est désormais, selon l’OMS, l’épicentre de l’épidémie. Les Etats européens adoptent des mesures restrictives à la circulation des personnes et – à l’image de la France – gèlent une partie des activités liées aux établissements recevant du public non indispensables.

Après une première phase de révision baissière de la croissance mondiale qui était attendue, on passe clairement dans un autre scénario, qui intègre la probabilité d’un arrêt plus marqué pendant 8 à 12 semaines des économies dans le monde, avec un différé de 5 à 15 jours en référence au scénario italien. D’un choc d’offre parti de Chine, nous sommes désormais face à un choc de demande dans une partie des pays développés, notamment en Europe. Les marchés financiers s’ajustent violemment, les banques centrales tentent de répondre par des actions d’injections de liquidités et de baisse des taux. Mais cela n’apparait pas suffisant à ce stade.

C’est pourquoi, les autorités publiques doivent s’engager à soutenir l’activité par une relance sociale, fiscale et budgétaire. C’est le sens de la déclaration d’Emmanuel Macron qui a ouvert cette voie en indiquant « quoi qu’il en coûte ». Des sommets du G7 et du G20 vont se tenir en début de semaine. Les dégâts sur l’économie seront considérables mais l’urgence est de stabiliser les marchés financiers et de soutenir les entreprises, y compris par des mesures de chômage partiel, de trésorerie, voire des nationalisations. Pour cela, les autorités financières et les banques centrales vont de nouveau devoir adresser des mesures fortes pour endiguer la crise liée à l’imprévisibilité et à la peur, notamment sur la liquidité.

Après une première baisse d’urgence de la Fed, d’autres banques centrales ont suivi, puis de nouveau la Fed ce weekend (-100 pdb à 0%-1/4%). Au-delà des chocs extrêmes de marché, nous considérons que la priorité absolue doit être portée sur le secteur bancaire. La Banque centrale européenne a pris des mesures en ce sens qui n’ont pas été perçues comme suffisantes. Nous ne partageons pas cette analyse. Pour nous, l’institution monétaire vise juste mais n’est pas audible car les marchés se sont focalisés sur une baisse des taux, mesure conventionnelle inutile voire nocive et sur l’erreur de communication sur l’Italie, tant sur le fond que sur la forme. Les analystes économiques ont souvent dressé un parallèle entre la situation de 2008 et celle d’aujourd’hui, soulignant la meilleure capitalisation du secteur. Pour autant, les niveaux de valorisation ressortent à des niveaux de sous-valorisation inégalés dans le passé.

L’enjeu est donc de maximiser la capacité de rebond de la croissance au second semestre une fois la menace du Covid19 écartée. « Keep calm and carry on ! »

Olivier Guillou, Directeur de la gestion

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