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[Le marché du lundi] ISR : Un avertissement sur un possible cataclysme…

Selon le futur rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dont une partie a « fuité », les impacts du réchauffement climatique vont s’intensifier et devenir une menace pour l’humanité bien avant 2050. Pénurie d’eau, de nourriture, montée des eaux, canicules, extinction d’espèces… Selon le groupe de chercheurs de l’ONU, l’impact du réchauffement climatique va s’accélérer, menaçant fortement la vie humaine.

« La vie sur terre peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes, l’humanité ne le peut pas. » peut-on lire dans le résumé technique. Le rapport officiel ne sera publié qu’en février 2022, après son approbation par consensus des 195 États membres, mais les principales conclusions ne devraient pas changer.

Lors de la COP 21 en 2015, les États s’étaient mis d’accord pour limiter le réchauffement climatique à 2°C, voire mieux, à 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Selon les chercheurs du GIEC, si ce seuil de 1,5°C est dépassé, cela pourrait entraîner « progressivement, des conséquences graves, pendant des siècles, et parfois irréversibles. ». Pour l’Organisation météorologique mondiale, la probabilité que ce soit le cas dès 2025 est déjà de 40%.

La hausse des températures moyennes depuis le milieu du XIXe siècle atteint 1,1 °C et les conséquences sont déjà tangibles aujourd’hui. Celles-ci pourraient devenir irréversibles et provoquer la disparition de nombreux êtres vivants si la hausse des températures n’est pas limitée. Le GIEC cite notamment les récifs coralliens, mais aussi les animaux et les peuples de l’Arctique, qui pourraient ne pas s’adapter à des changements brutaux et rapides.

Le réchauffement influera également sur la production alimentaire. « Les niveaux actuels d’adaptation seront insuffisants pour répondre aux futurs risques climatiques. » prévient le GIEC. « Même en limitant la hausse à 2°C, jusqu’à 80 millions de personnes supplémentaires auront faim d’ici à 2050 et 130 millions pourraient tomber dans la pauvreté extrême d’ici dix ans. »

Certaines zones de la planète vont rapidement devenir inhabitables. « En 2050, des centaines de millions d’habitants de villes côtières seront menacés par des vagues-submersion plus fréquentes, provoquées par la hausse du niveau de la mer, qui entraînera à son tour des migrations importantes. » avertit-il. Les villes deviendront aussi des zones à risque, car même si le réchauffement est limité à 1,5°C, plus de 350 millions d’habitants devront faire face aux pénuries d’eau. Ce chiffre monte à 400 millions si nous atteignons les +2°C. « Les coûts d’adaptation pour l’Afrique devraient augmenter de dizaines de milliards de dollars par an au-delà de 2°C. ». Certaines régions du monde seront exposées à plusieurs catastrophes météorologiques simultanées : sécheresse, inondations, cyclones, canicules, incendies, maladies transmises par les moustiques… C’est notamment le cas de l’est du Brésil, de la Chine centrale ou de l’Asie du Sud-Est.

« Chaque fraction d’un degré compte », martèle le GIEC. De récentes études scientifiques ont montré qu’au-delà de 2°C la fonte de la calotte glaciaire du Groënland pourrait élever fortement le niveau de la mer, menaçant des villes côtières comme Mumbai, New York ou encore Shanghai, mais aussi transformer l’Amazonie, poumon vert de la planète, en savane.

Malgré le ton apocalyptique du Rapport, tous les espoirs ne sont pas perdus. Selon les chercheurs, l’avenir de l’humanité peut encore être sauvé, mais uniquement si des mesures fortes sont prises rapidement. « Nous avons besoin d’une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux : individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernements, nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation. » plaide le Rapport.

Un message pour les dirigeants du monde qui se réuniront à la fin de l’année à Glasgow, à l’occasion de la COP26.

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