Quelle approche favoriser dans un contexte de phase descendante du cycle ? La diversification est-elle la seule réponse ? Benjamin Melman, Global Chief Investment Officer, nous expose ses vues.

Nous sommes donc dans la phase descendante du cycle même si la récession n’est pas en vue. Les marges des entreprises sont sous pression du fait des tensions salariales, ce qui fait que l’environnement milite pour une stagnation des profits. Historiquement, de façon contre-intuitive, dans les phases qui précèdent la récession, les performances des marchés d’actions sont souvent fortes en dépit du ralentissement des profits, tirées quasi-exclusivement par les valeurs « croissance ».

À ce titre, le comportement des marchés d’actions en 2019 ne fait pas exception. Mais on peut se demander si le potentiel du style Croissance n’a pas déjà été amplement consommé au regard des performances déjà engrangées mais aussi de la proactivité unique dont les banques centrales ont fait preuve cette année. La baisse généralisée des taux d’intérêt a amplifié et préempté la surperformance du style croissance mais donc aussi des performances futures des marchés d’actions. Les perspectives des marchés d’actions n’en sont donc que plus incertaines.

Comment donc investir lors des prochains trimestres dans un tel contexte ? Comme toujours, il convient de privilégier la diversification. Mais si nous devions favoriser une approche plutôt qu’une autre, laquelle choisir ? Comme il faut ne pas trop escompter de plus-values, il convient surtout de rechercher du rendement, et donc par définition du crédit. Certes, les taux sont déjà très faibles, les spreads peu généreux et la question de la récession taraude. Au regard de nos perspectives économiques, les taux d’intérêts vont rester faibles. Et si les spreads de crédit sont plutôt serrés, il faut bien garder à l’esprit que la politique de la BCE vise en premier lieu à empêcher la mise en place de la mécanique déflationniste. En ancrant les taux réels anormalement bas, des compagnies « zombies » vouées à la faillite vont survivre. Ce qui signifie pour l’investisseur qu’à conjoncture équivalente, grâce à la politique de la BCE, les taux de défaut seront plus faibles. Autrement dit, les rendements offerts par le crédit sont peut-être plus faibles que d’ordinaire mais rien ne permet d’envisager que les opportunités seront meilleures ultérieurement. La classe d’actifs dans ce nouveau contexte économique reste donc viable.

À côté du crédit, on peut aussi compléter cette recherche de rendement= par des investissements en actions dont le profil est de délivrer des dividendes les plus stables possibles.

Enfin, dans un monde plus incertain et complexe, soulignons l’avantage des produits structurés qui ont la spécificité de simplifier les profils de performances et de risques en fonction des scénarios.

Un fonds à échéance sur des Obligations High Yield, une stratégie de génération de rendement alliant approche obligataire et action et les produits structurés ont le point commun de coller à l’environnement qui s’annonce mais aussi de donner une idée plus précise de la destination finale du rendement du portefeuille. Quand l’environnement est moins porteur, il est important de travailler ses repères.

AVERTISSEMENT : Document non contractuel. Ce document est exclusivement conçu à des fins d’information. Les données chiffrées, commentaires et analyses figurant dans cette

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Le groupe Edmond de Rothschild est indépendant, à capital familial, spécialisé dans la Banque Privée et l’Asset Management. Il est également présent dans les métiers de Corporate Finance, de Private Equity et d’Administration de Fonds.

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