Selon K2 Advisors, les dislocations de valorisation entre sociétés, secteurs, régions et classes d’actifs provoquées par l’impact de la COVID-19 et les ajustements de prix correspondants offrent de nombreuses opportunités pour les stratégies alternatives sélectionnées. Brooks Ritchey et Robert Christian présentent les perspectives des stratégies mises en place par l’équipe concernant les fonds alternatifs pour le troisième trimestre.

Les thèmes macro abordés

COVID-19 : Y aura-t-il une deuxième vague de pandémie, ou les économies réouvriront-elles avec succès ?

Avec la réouverture des économies et le ralentissement du taux d’augmentation des cas de COVID-19, la question suivante est logiquement de savoir s’il y aura une deuxième vague d’infections. Bien que cela soit impossible à prévoir, les récents efforts de distanciation sociale pourraient bien durer jusqu’à ce qu’un vaccin sûr soit trouvé et/ou que le virus soit éradiqué d’une toute autre manière. Les entreprises impliquées dans les paiements sans contact, les offres de produits et services en ligne, les divertissements à domicile et autres services sans contact pourraient se remettre plus rapidement du récent blocage économique que les modèles traditionnels du commerce de détail.

La croissance récente du télétravail va-t-elle se poursuivre après la COVID-19 ?

La pandémie a contraint des millions de salariés à travailler à domicile (ou pire, à perdre leur emploi). En outre, la crainte d’être infecté en assistant à des événements publics peut persister bien au-delà de l’assouplissement des règles et des directives de distanciation sociale imposées par les gouvernements. De nombreux économistes et stratégistes estiment que cela conduira à un changement culturel durable qui aura un impact positif sur certains domaines de l’économie tout en renforçant les pressions exercées par les entreprises et les gouvernements dans d’autres domaines.

Voici quelques exemples d’entreprises qui devraient en bénéficier :

  • Entreprises proposant du matériel et des logiciels qui améliorent les infrastructures technologiques domestiques
  • Spécialistes de l’entretien et de la rénovation de logements
  • Services de livraison de produits alimentaires et de colis
  • Commerce en ligne

À l’inverse, parmi les secteurs susceptibles de voir la destruction de la demande se poursuivre figurent :

  • Compagnies aériennes et transports en commun
  • Immobilier commercial
  • Infrastructures de divertissement (théâtres, restaurants, casinos, salles de sport et de concert, etc.)

Les entreprises et les cultures à même de maintenir leur croissance tout en réduisant leurs dépenses sont susceptibles de voir leurs investissements en actions et en obligations surpasser ceux qui dépendent encore des environnements de travail traditionnels sur site.

Quelles répercussions les récentes mesures de relance budgétaire et monétaire pourraient-elles avoir sur le marché et l’économie ?

Nous savons que les banques centrales du monde entier ont offert un soutien important à travers des baisses de taux d’intérêt et un assouplissement quantitatif. Avec la réouverture de nombreuses économies, nous avons commencé à constater une stabilisation de nombreux indicateurs de croissance à mesure que les liquidités circulent dans le système. Si la crise sanitaire continue à s’atténuer parallèlement au retour de la consommation ou à la mise en œuvre de projets d’infrastructure gouvernementaux, il est possible que l’inflation dépasse les faibles attentes actuelles.

En outre, certains de nos gérants évoquent la possibilité d’un affaiblissement du dollar américain. Cela pourrait entraîner une hausse des prix des matières premières au niveau mondial.

Dans ce contexte, on pourrait s’attendre à ce que la courbe des taux américains s’accentue, que les actions non américaines surpassent les actions nationales et que la dispersion des rendements des instruments de crédit s’accentue. Nous pensons qu’un tel scénario serait probablement bénéfique pour les gérants actions long/short, macro/CTA et crédit long/short.

Comment les prochaines élections américaines et les manifestations civiles en cours peuvent-elles affecter les marchés au niveau mondial ?

Alors que la volatilité des actions et des obligations n’atteindra probablement pas les niveaux observés en mars, les incertitudes géopolitiques et la lenteur de la reprise économique devraient, selon nous, maintenir la volatilité à un niveau supérieur à la moyenne. Les protestations en Europe, à Hong Kong et maintenant aux États-Unis témoignent des frustrations ressenties par les populations à travers le monde entier. Les lois et les politiques sont ajustées, les codes moraux réécrits et les iniquités remises en question.

Le mécontentement de la population et les tensions liées aux crises sanitaires et économiques risquent de persister pendant un certain temps. Aux États-Unis, les récentes décisions politiques du président Donald Trump ont fait chuter sa cote d’approbation. Plusieurs sondages semblent indiquer que le candidat démocrate à la présidence Joe Biden est en tête de la course à la Maison Blanche de novembre prochain. Bien que l’impact sur le marché d’une victoire de Biden soit difficile à déterminer, l’incertitude d’ici à l’élection pourrait bien contribuer à la volatilité du marché.

L’initiative géopolitique de divers pays en faveur de la démondialisation sera-t-elle durable ?

Compte tenu des récentes batailles commerciales (États-Unis/Chine) et des restructurations de blocs économiques (Brexit), il semble que divers pays cherchent à renforcer leur autonomie souveraine. Les chefs de gouvernement et d’entreprise évoquent la relocalisation des installations de production et des chaînes d’approvisionnement des sites à l’étranger pour soutenir l’emploi local et éviter les droits de douane. Cela entraînerait une modification importante des plans d’investissement des entreprises et des flux de devises entre les principales économies du monde.

Ce changement de mentalité peut conduire les investisseurs à détourner leurs flux d’investissement des secteurs qui ont historiquement bénéficié d’une main-d’œuvre ou d’installations de production offshore moins coûteuses. Au lieu de cela, les actifs d’investissement de faible valeur peuvent être orientés vers des entreprises et des crédits qui sont actuellement rentables dans leur pays d’origine.

Perspectives pour le troisième trimestre 2020 : Points clés sur les différentes stratégies

Macro discrétionnaire

Les mesures politiques extraordinaires prises jusqu’à présent pour lutter contre les crises sanitaires et économiques liées à la COVID-19 peuvent générer des opportunités intéressantes pour les gérants agiles centrés sur les développements macroéconomiques. Nous pensons que des opportunités intéressantes d’investissement en valeur relative peuvent se présenter dans des classes d’actifs macroéconomiques comme les devises, lesquelles sont susceptibles de bénéficier de politiques disparates et d’une grande dispersion des conditions économiques entre les pays avant et après la mise en œuvre des mesures.

Long Short Equity Generalist

La COVID-19 a entraîné une incertitude économique, et en sortant de la crise, nous n’anticipons pas une reprise standardisée. Nous tablons sur une dispersion des cours des actions au sein de chaque secteur et entre les secteurs tout en accélérant simultanément le calendrier des tendances positives et négatives à long terme. Les gérants devraient être en mesure d’exploiter les très nombreuses inquiétudes qui entourent la forme de la reprise économique.

Long/Short Credit

Les marchés du crédit ayant connu des niveaux de volatilité extrêmes en mars, les nouvelles émissions à haut rendement ont été gelées. En réponse à la crise, la Réserve fédérale américaine a mis en place un certain nombre de mesures d’urgence qui ont véritablement dégelé les principaux marchés. Depuis lors, le marché primaire a été extrêmement actif, les émetteurs revenant avec empressement sur les marchés des capitaux. Ce niveau d’activité peut créer des opportunités pour les gestionnaires de crédit long/short à deux égards.

Premièrement, les gestionnaires peuvent acheter des obligations directement auprès de l’entreprise et les vendre sur le marché secondaire, souvent avec une prime. Deuxièmement, un débordement d’activités signifie souvent que le marché est moins perspicace au niveau des transactions individuelles. Les gérants peuvent appliquer une approche de valeur relative, en prenant une position longue sur une société et une position courte sur une autre du même secteur, ce qui permet d’isoler efficacement le risque de la transaction pour l’émetteur individuel.

Quels sont les risques ?

Tout investissement comporte un risque, notamment celui de ne pas récupérer le capital investi. La valeur des investissements peut varier à la hausse comme à la baisse, et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant total investi. Les investissements dans les stratégies alternatives et les fonds alternatifs (communément dénommés « investissements alternatifs ») sont complexes et spéculatifs, entraînent un risque important et ne doivent pas être considérés comme un programme d’investissement complet. Les instruments financiers dérivés sont souvent utilisés dans les stratégies d’investissement alternatives, impliquent des coûts et peuvent créer un effet de levier économique dans le portefeuille du Compartiment, qui peut entraîner une volatilité importante et amener le fonds à participer aux pertes (ainsi qu’aux gains) pour un montant qui dépasse largement l’investissement initial du compartiment. En fonction du produit choisi, les investissements alternatifs peuvent fournir une liquidité limitée et ne conviennent qu’aux investisseurs qui peuvent se permettre de ne pas recouvrer l’intégralité des sommes placées. Rien ne permet de garantir la réussite des stratégies d’investissement utilisées par K2 ou les gérants des sociétés d’investissement sélectionnées par K2.

L’identification d’opportunités de placement attrayantes est difficile et implique un certain degré d’incertitude. Les rendements générés par les investissements alternatifs peuvent ne pas compenser comme il se doit les risques commerciaux et financiers pris par les investisseurs. Les investissements alternatifs sont exposés aux mêmes risques de marché que ceux auxquels sont soumises les sociétés investissant dans tous types d’instruments, y compris à la volatilité.

De même, certaines techniques de trading utilisées par les investissements alternatifs (p. ex. effet de levier, couverture) peuvent augmenter l’impact négatif auquel le portefeuille d’investissement peut être confronté.

Selon la structure du produit investi, les investissements alternatifs ne sont pas tenus de fournir aux investisseurs un prix et une valorisation périodiques, et il existe généralement un manque de transparence concernant les actifs sous-jacents. L’investissement dans des placements alternatifs peut également avoir des conséquences fiscales. Il est conseillé à tout investisseur potentiel de consulter un conseiller fiscal avant d’y investir. Outre les dépenses et frais directs liés aux actifs, certains investissements alternatifs comme les fonds de fonds alternatifs devront payer des commissions, charges et compensations basées sur les actifs indirectes supplémentaires sur les fonds d’investissement sur lesquels misent ces investissements alternatifs.

Mentions légales importantes

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