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Entretien avec Christophe Laville, qui rejoint les équipes de Vauban Executive Search

Christophe Laville, récemment recruté par le cabinet de recrutement de managers et de dirigeants Vauban Executive Search pour renforcer son Pôle Finance, revient pour FundsWatch sur son parcours en finance de marché et en recrutement, et propose son éclairage et son analyse sur quelques tendances actuelles du marché.

FundsWatch : Votre arrivée chez Vauban est toute fraîche… Pouvez-vous nous parler de vous au travers de votre parcours ?

Christophe Laville : En effet je viens de rejoindre Vauban Executive Search aux côtés de Martin Louvet et Harold Valat. Je suis diplômé d’un Master 2 en finance et marchés de capitaux. J’ai effectué une première partie de carrière chez Lehman Brothers à Paris, avant de me consacrer au trading de contrats futures chez Schneider Trading Associates.

Ma carrière s’est orientée vers le recrutement, en 2008, dans une filiale d’une multinationale du conseil RH. J’ai par la suite été approché par Hudson Global Resources, pour conduire des missions de chasse dans le secteur bancaire. Je viens de rejoindre Vauban Executive Search pour apporter mon savoir-faire dans l’approche directe de managers et dirigeants dans le domaine des services financiers.

FW : Vous avez donc une forte sensibilité finance de marché ? En quoi cela constitue une vraie complémentarité au sein des équipes de Vauban ? 

CL : Vous l’aurez compris, c’est tout particulièrement l’approche de cadres financiers que je vais pratiquer ici, avec ma connaissance du secteur bancaire et des services financiers. Ma spécialité est ainsi définie par mon parcours : la gestion d’actifs, la banque privée, les banques, les banques d’investissement. A titre d’exemple, j’ai recruté récemment un analyste financier obligataire, un trader commodities, des « quants » pour un hedge fund et pour une banque d’investissement, un commercial institutionnel, un gérant euro aggregate, un gérant actions internationales, un directeur financier pour un fonds de Venture Capital.

Martin Louvet, responsable du pôle Finance, et Harold Valat, m’ont engagé pour renforcer la practice des services financiers du cabinet.

FW : Justement, sur ce secteur, que pensez-vous de l’évolution du métier de recrutement à l’aune de l’ampleur de deux phénomènes incontournables : l’ESG d’une part, et les fintechs d’autre part ?

CL : Pour l’ESG tout d’abord, c’est clairement une tendance de fond comme avait pu l’être la compliance il y a quelques années. J’ai récemment recruté un manager ESG, pour une société de gestion de premier plan. Initialement les profils ESG sont plutôt des profils marketing. Le profil type en ESG est évolutif et très transverse. Il peut être à présent un profil en gestion, voire en gestion de projet ou même en reporting. L’ESG impacte toutes les lignes métiers. En fonction de la culture d’entreprise, les dirigeants des sociétés de gestion mettent l’accent sur l’ESG à des niveaux très différents de la chaine de valeur.

L’ensemble des clients, qu’ils soient institutionnels, distributeurs et même « retail » sont très exigeants sur les engagements ESG des sociétés de gestion. Celles-ci repensent leurs gammes de fonds, leur système de reporting et même leur processus d’investissement.

Concernant la seconde tendance que vous évoquez, les fintechs, je ne préjuge pas de l’avenir mais je note le dynamisme du secteur. En tant que chasseur de têtes, je reste plutôt sollicité par les fonds de Venture Capital et les structures adossées aux banques et assureurs. J’ai recruté à titre d’exemple le Responsable Compliance d’un agrégateur de comptes d’une importante mutuelle et le Responsable sécurité des SI d’une banque en ligne.

Une dernière question sur le télétravail, dont les dernières barrières de résistance ont cédé. Comment l’abordez-vous avec vos clients et vos cibles ?  

Le sujet est abordé par les candidats et les entreprises au même titre que tous les autres avantages sociaux.

Les grandes banques ont donné le « la » dans ce domaine en négociant des accords de télétravail avec 2 jours en présentiel et 3 jours en télétravail pour les plus généreuses.

Ce thème devient un point de comparaison entre employeurs vis-à-vis du marché des candidats.

Propos recueillis par Alexandre TIXIER

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