Nous avons rencontré Matthew Morgan, Product Specialist chez Jupiter AM dans les équipes Multi Asset et Fixed Income, et Thomas Ibanez, TPM pour la société de gestion. Ils nous présentent la stratégie Flexible Income de Jupiter au travers du fonds éponyme.

FundsWatch : Pouvez-vous faire une brève présentation de la société de gestion ?

Thomas Ibanez : Jupiter AM, l’un des principaux gérants d’actifs au Royaume-Uni, existe depuis plus de 35 ans, et gère 60 Milliards d’euros aujourd’hui. La société de gestion, qui poursuit son internationalisation, est spécialiste de la gestion active. L’indépendance des équipes de gestion est dans ses gènes. A savoir qu’il n’y a pas de vue « maison » imposée aux gérants chez Jupiter.

Historiquement, il est intéressant de revenir sur la genèse de l’équipe multi actifs. Elle est concomitante à l’arrivée de Talib Sheikh chez Jupiter en 2018. Talib, auparavant co-gérant de JP Morgan Global Income et Global Macro Opportunities, a construit le desk multi asset chez Jupiter, avec l’arrivée de Mark Richards et de Matthew Morgan. Ils ont alors monté deux stratégies : le Flexible Income, dont nous parlons plus précisément aujourd’hui, et le Flexible Macro.

FW : Pouvez-vous nous présenter le fonds Jupiter Flexible Income ?

Matthew Morgan : Lancé en septembre 2018, Flexible Income, fonds géré activement, est un fonds non contraint géographiquement, qui peut investir sur actions et obligations à l’échelle mondiale, y compris sur les émergents.  Aucune contrainte, donc, sauf pour la  gestion du risque. L’idée de base est d’être « asset agnostic », c’est à dire qu’on ne se pose pas a priori la question de savoir si on préfère, par exemple, la Société Générale ou BNP-Paribas, mais de savoir ce que l’on pense du secteur bancaire. J’ajoute que le fonds est sans référence à un indice particulier.

FW : Comment peut on décrire dans les grandes lignes la stratégie de gestion dédiée ?

MM : Le processus d’investissement se compose de trois étapes : la vue macroéconomique, le choix des actifs, puis la construction des portefeuilles. Par exemple en ce moment, nous avons une vue plutôt négative sur l’Europe, en raison du manque de croissance, et de la faiblesse de la politique monétaire par rapport aux Etats-Unis. La question vient alors de comment alors exprimer au mieux ce point de vue. L’idée, je le répète, est d’abord d’avoir le point de vue, au lieu de partir d’un actif.

Dans le « cœur » du Portefeuille, on trouve les actifs à long terme, qui participent à la génération de rendement (Actions, Obligations émergentes, etc). En périphérie de ce cœur, se trouve l’ « overlay », qui permet d’aller chercher de l’exposition. Depuis l’automne et en particulier depuis les autorisations de mises sur le marché des premiers vaccins contre le Covid, nous avons prévu le retour de la thématique inflationniste, tout du moins le retour d’un sentiment de cette nature dans les salles des marchés. Dans l’ « overlay », nous étions déjà exposés aux actions américaines, et nous avons commencé à accroitre l’exposition en actions asiatiques, pour ajouter une exposition cyclique plus « inflationniste ». Tout particulièrement au mois de novembre, nous avons pris une position dans les options japonaises, qui nous a permis d’apporter un rendement additionnel. L’exposition aux devises des marchés émergents (peso mexicain ou le rand sud africain) au quatrième trimestre nous a permis également d’apporter un surplus de rendement.

TI : L’allocation sur l’ « overlay » au travers de produits dérivés simples va faire la différence et c’est cet aspect flexible qui est différenciant. L’objectif de gestion se situe entre 4 et 6% de rendement annuel.

FW : Concernant les actions asiatiques, avez-vous quelques exemples de dossiers ?

C’est assez diversifié, en réalité. Mais nous avons depuis longtemps une exposition aux marchés coréens et taiwanais, pour leur corrélation à la santé du commerce mondial, dont la vigueur devrait se renforcer après la crise Covid, et pour leur exposition à la technologie, en particulier au secteur des semi-conducteurs. La Chine, qui a su gérer à ce stade la crise sanitaire avec des mesures drastiques, a nos faveurs, en raison de la perspective d’une reprise à un rythme plus rapide après la crise du Covid.

FW : Un dernier mot ?

 MM : Selon un décompte de la BCE, 8 000 Milliards d’euros dorment dans les comptes bancaires en Europe, comptes qui perdent mécaniquement de l’argent en terme réel… Pourquoi ne pas s’intéresser à des stratégies multi-actifs permettant une exposition diversifiée, en particulier à l’obligataire à rendement ? Le rendement de Jupiter Flexible Income  est actuellement de 4,70%, alors que, bien que jeune, le track-record du fonds commence à être intéressant. Le fonds va fêter son 3ème anniversaire au mois de septembre de cette année.

Alexandre TIXIER

Jupiter AM

Jupiter AM

Créée en 1985, Jupiter s’est imposée comme l’une des sociétés de gestion les plus respectées et les plus prospères du Royaume-Uni. Depuis plus de 30 ans, son approche repose sur un concept simple : essayer d’offrir la meilleure performance possible aux investisseurs sur le moyen et le long terme sans les exposer à des risques inutiles. C’est sur la génération d’alpha à travers une gestion résolument active de ses fonds que Jupiter, société de gestion indépendante, a construit son succès. La société de gestion emploie plus de 400 collaborateurs et son encours global s’élève à 47,4 Mds d’euros au 31/12/18. Jupiter est cotée depuis juin 2010 à la Bourse de Londres.

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