Si les commentaires ont surtout retenu le chiffre décevant de créations d’emplois dans le rapport sur l’emploi américain du mois de février, les autres données étaient plutôt bien orientées. Retrouvez l'analyse de Julien-Pierre Nouen.

Graphique de la semaine

Si les commentaires ont surtout retenu le chiffre décevant de créations d’emplois dans le rapport sur l’emploi américain du mois de février (seulement 20 000 emplois créés sur le mois) publié la semaine dernière, le reste des données étaient plutôt bien orientées, avec une stabilité du nombre moyen d’heures travaillées et surtout une accélération du salaire horaire. Il faut dire que janvier avait vu un nombre très élevé de créations d’emplois, plus de 300 000, et que la météo a dû peser, avec des températures polaires dans le Midwest. La réalité est donc probablement moins sombre que ce brutal ralentissement des créations d’emplois ne pourrait le laisser penser.

* Parmi les autres indicateurs publiés, il y a le taux de participation qui mesure le pourcentage de la population en âge de travailler – ce qui aux Etats-Unis correspond aux personnes ayant plus de 16 ans, en emploi ou à la recherche d’un emploi. Celui-ci s’est stabilisé après deux mois de hausse qui l’avait porté à 63,2%, son plus haut niveau depuis 2013.

Notre analyse

La baisse du taux de participation a longtemps été interprétée comme le signe de la mauvaise qualité de la reprise économique aux Etats-Unis car il signifierait qu’un nombre croissant de personnes se sont éloignées du marché du travail. En réalité comme le montre le graphique ci-dessus, une grande partie de la baisse s’explique par la démographie, plus précisément par le vieillissement de la population.

L’ampleur de la Grande Récession a peut-être contribué à accélérer le mouvement mais si l’on bloque les taux de participation par tranche d’âge aux niveaux qui prévalaient avant la crise de 2008, et que l’on laisse seul l’impact du poids relatif de chaque génération jouer, on obtient une baisse similaire à celle qui a effectivement eu lieu.

La démographie devrait continuer de peser dans les prochaines années. Pour autant, l’expérience de pays comme l’Allemagne et le Japon sur les dernières années montre qu’une poursuite de la hausse du taux de participation est possible. Quoi qu’il en soit, ce bond au-dessus de 63,0% du taux de participation confirme la vigueur du marché de l’emploi américain et corrobore l’idée d’un marché du travail très tendu.

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 14 mars 2019 et est susceptible de changer.

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Fondée en 1848 par trois Français d’origine alsacienne, Alexandre, Lazare et Simon Lazard, Lazard Frères & Co s’établit à la Nouvelle-Orléans en tant que maison de commerce.

Peu après, la société s’implante à San Francisco, où elle développe une activité de négoce. En relation avec le développement de son activité de commerce, elle crée un bureau de change entre l’Europe et les États-Unis, puis une banque. La maison de Paris est créée en 1854, celle de Londres en 1870 et celle de New York en 1880. Son influence dans le monde bancaire international s’est considérablement étendue, notamment dans ses principaux métiers que sont le conseil financier aux entreprises et la gestion d’actifs.

De cette histoire exceptionnelle est issue une culture qui a traversé les générations. Lazard est désormais cotée à la Bourse de New York depuis mai 2005, mais reste aussi détenue par ses associés et ses collaborateurs.

Lazard sert des investisseurs dans le monde entier avec une large gamme de solutions d'investissement et de services en gestion de portefeuille. Le métier de gestion d’actifs du groupe est présent dans 14 pays en Amérique du Nord, Europe, Asie et également en Australie. Il met l’accent sur des stratégies qui s’appuient sur la recherche intensive et une gestion active.

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