L’indicateur de surprises économiques en Europe a rebondi, il nous semble qu’il existe en effet de bonnes raisons pour penser que l’économie Européenne pourrait surprendre à la hausse dans les mois qui viennent ; même s’il s’agit de raisons de court terme. Bernie Sanders, donné comme perdu pour la cause, est en tête dans un sondage important en Iowa ; Biden reste le favori, mais la course est plus qu’ouverte ! Les chiffres de création d’emplois aux Etats-Unis restent robustes, la consommation devrait tenir, les pressions inflationnistes inexistantes laissent des marges de manœuvre à la Fed.

Après une année 2019 décevante, les données économiques européennes se redressent. Témoin l’indice de surprises économiques pour l’Europe qui est resté négatif de manière quasi continue sur 2018 et 2019 et qui est en train de se redresser très rapidement.

La bourse a eu tendance à suivre ces surprises comme le montre le graphique ci-dessous.

Deux éléments sont à garder à l’esprit. D’une part une très forte progression du taux d’épargne des ménages, ce qui veut dire que la consommation a progressé moins vite que le revenu. Il semble qu’il y ait là une possibilité de rattrapage. D’autre part, des décisions d’investissement qui ont été reportées et qui pourraient là aussi se normaliser. Dans ces deux cas il s’agit bien entendu d’arguments de très court terme, un rattrapage après une faiblesse excessive, mais cela signifie qu’il y a bien un potentiel de surprises à la hausse en Europe dans les mois qui viennent.

Bernie is back

L’auteur de ces lignes revient d’une conférence aux États-Unis avec plusieurs présentations sur les élections américaines. Conclusion : une situation politique très confuse avec une primaire démocrate très ouverte (quatre candidats peuvent l’emporter) et des élections présidentielles où Trump a à peu près 50% de chances de gagner.

Cela ne nous avance guère !

Les premières primaires démocrates se tiendront en Iowa (le 3 février), New Hampshire (11 février) puis Nevada 522 février). Tout ceci avant le « super-tuesday » du 3 mars dans 15 États (Alabama, American Samoa, Arkansas, Californie, Caroline du Nord, Colorado, Maine, Massachusetts, Minnesota, Oklahoma, Tennessee, Texas, Utah, Vermont et Virginie). Pour l’instant quatre candidats (Biden, Buttigieg, Sanders, Warren) ne sont départagés que par 7 points sur les trois premiers votes.

À ce titre, le sondage publié vendredi par Selzer & Co. (un des instituts de sondage les plus fiables) sur le caucus de l’Iowa est très intéressant. Il donne Bernie Sanders gagnant avec 20% des voix, devant Elizabeth Warren à 17%, Pete Buttigieg à 16% et Joe Biden à 15%. Lorsqu’on sait l’importance des premiers votes dans la dynamique de ralliement, ce sondage montre que Bernie a peut-être plus de chances de gagner qu’on ne le pensait il y a encore peu.

Biden reste néanmoins pour l’instant le favori. Le sujet est bien sûr d’importance, le tableau ci-dessous montre quelques changements fiscaux notables proposés par les candidats.

Des chiffres d’emplois qui tiennent

Certes, les chiffres de créations d’emplois aux États-Unis étaient un peu décevants, 145 mille créations en décembre contre 160 mille attendus et un chiffre de novembre révisé à la baisse de 10 milles.

Néanmoins le message principal, au-delà de la volatilité mensuelle de ces chiffres, est que les créations d’emplois restent en tendance sur un rythme plus que satisfaisant, proche de 190k par mois sur la deuxième moitié de l’année 2019. Le taux de chômage reste à 3,5%, un plus bas depuis mai 1969.

Autre point important, les pressions salariales restent modérées, malgré des signes de tension de plus en plus évidents sur le marché du travail, l’inflation salariale est orientée à la baisse sur l’année 2019. Est-ce tenable ? Il semble que la courbe de Phillips (l’idée est qu’une baisse du chômage entraine une hausse des pressions salariales) ne fonctionne plus, ou tout au moins que la réaction des salaires est inhabituellement lente. Une étude récemment publiée montre que les États des États-Unis qui ont un taux de chômage plus bas que la moyenne n’ont pas de pressions salariales plus fortes. Cela suggère que même avec des baisses de chômage, il ne faudrait pas s’attendre à une accélération des salaires.

C’est en quelque sorte le meilleur des mondes :

  • des créations d’emplois vigoureuses avec des salaires qui progressent plus vite que l’inflation. Et donc une consommation (70% du PIB américain) qui reste bien orientée.
  • Des pressions inflationnistes limitées, donc pas de signe de surchauffe de l’économie, et de la marge de manouvre pour la Fed qui peut maintenir une politique très accommodante.


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