Le consommateur américain est bien de retour !

Funds Watch
La consommation sera assurément le moteur de la croissance américaine, même si l’investissement des entreprises devrait s’y associer en cours d’année, avec une confiance retrouvée.  D’ores et déjà les statistiques que nous recevons sur la consommation sont remarquables. En fait, elles dépassent tout ce que nous avons connu au cours des deux décennies passées.  Évidemment, la nature exceptionnelle de cette crise a exigé des réponses tout aussi uniques. Il n’empêche que l’effort budgétaire réalisé afin de soutenir les ménages a été considérable. La question de savoir si cela était nécessaire ou pas n’est pas en cause. Cette aide était nécessaire dans une économie qui a été mise à l’arrêt par la crise sanitaire. Le sujet est celui de l’ampleur de l’aide et ses effets.

La consommation sera assurément le moteur de la croissance américaine, même si l’investissement des entreprises devrait s’y associer en cours d’année, avec une confiance retrouvée.  D’ores et déjà les statistiques que nous recevons sur la consommation sont remarquables. En fait, elles dépassent tout ce que nous avons connu au cours des deux décennies passées.  Évidemment, la nature exceptionnelle de cette crise a exigé des réponses tout aussi uniques. Il n’empêche que l’effort budgétaire réalisé afin de soutenir les ménages a été considérable. La question de savoir si cela était nécessaire ou pas n’est pas en cause. Cette aide était nécessaire dans une économie qui a été mise à l’arrêt par la crise sanitaire. Le sujet est celui de l’ampleur de l’aide et ses effets.

Les transferts faits par le gouvernement aux ménages en ce début 2021 représente plus de 50% du revenu disponible des ménages (hors transferts), soit supérieurs à ceux versés au pire de la crise au printemps dernier.

Etats-Unis : des transferts historiques aux ménages

Ce soutien, dont le ciblage n’est pas très fin, même s’il y a des conditions de revenus pour en bénéficier, a créé une manne pour les ménages américains qu’ils vont dépenser. Ceux qui pensaient ou qui pensent encore qu’une très large partie devrait être épargnée, les chiffres leur donnent déjà tort. Il est vrai que l’amélioration du marché de l’emploi, même si elle se fait de manière rapide, pourrait résulter dans la constitution d’une épargne de précaution du fait d’un niveau de chômage encore élevé. Toutefois, les catégories les plus fragiles sont, en général, celle qui ont la propension à épargner la plus faible.

Le plus probable est que nous allons assister, comme nous venons de le voir en mars, avec une progression de la consommation de 3,6% en termes réels, a des dépenses des ménages qui seront très élevées sur plusieurs mois.

Ainsi le bas de laine qui a été constitué devrait être un soutien fort de la consommation sur les mois à venir, d’autant plus que le marché de l’emploi devrait continuer à s’améliorer alors que l’économie rouvre.

Ainsi, le taux d’épargne qui est remontée à 27% en mars 2021 grâce aux transferts du gouvernement, devrait entamer sa descente au cours des mois qui viennent. Celle-ci pourrait s’avérer tout aussi rapide que ce que nous avons connu l’année dernière.

Etats-Unis

La question qui avait donc été soulevé sur une impulsion budgétaire bien trop forte pour accompagner la reprise, ou du moins pas assez ciblée, reviendra sur le devant de la scène, d’autant plus que la politique monétaire, elle aussi,, pour l’instant continue de fournir une liquidité extrême à l’économie. La surchauffe ne devrait pas faire de doute. En revanche, son ampleur et les pressions nouvelles que celle-ci pourrait exercer sur la formation des prix va être le sujet des mois et trimestres à venir.

Le marché pour l’instant est rassuré de voir que l’inflation au niveau des prix de la consommation reste contenue. En effet, l’indicateur d’inflation que suit la Fed, le déflateur de la consommation, hors les éléments les plus volatils, soit les prix de l’énergie et des aliments, est ressorti en mars à 1,8% en glissement annuel. Pas inquiétant, même si sur le seul mois de mars, il a progressé de 0,4%, soit la plus forte hausse depuis plus de 20 ans. Ceci peut être temporaire, mais l’inflation est un phénomène retardé. Ainsi la « vrai » pression sur les prix arrivera dans les mois à venir. Sera-t-elle forte ou non ? C’est difficile de le dire, mais l’intuition porte à croire que la réponse est oui.  Peut-elle venir pousser encore plus haut les anticipations d’inflation du marché et des ménages ? Ce sera une des grandes questions, mais qui nécessitera quelques mois de statistiques avant de devenir une musique gênante pour les marchés.

On ne se le répétera jamais assez, l’expérimentation de politique économique aux US visant à créer une surchauffe temporaire, est justement par définition une situation inédite. Il est possible qu’elle soit une réussite totale. Cela ne veut pas dire que les évolutions à venir au cours de 2021 ne peuvent pas s’avérer perturbantes, voire déstabilisantes pour les marchés.

La bonne nouvelle pour le reste du monde est que ces politiques et la possibilité de l’économie américaine de rebondir fortement grâce aux vaccinations vont créer une demande puissante. Les États-Unis seront définitivement la locomotive de la croissance mondiale au cours de trimestres à venir.

Ainsi, la détérioration du commerce extérieur américain devrait se poursuivre, même si elle pourrait être atténuée quelque peu par la hausse du de la demande de pétrole et du prix. Évidemment, ceci, avec un déficit public américain qui restera considérable pourrait peser sur le dollar, ce que nous avons vu au cours du mois de mars. Néanmoins, la force de la croissance devrait soutenir le billet vert ou du moins lui offrir un soutien. En revanche, à moyen terme, d’autant plus si la politique monétaire est ajustée avec beaucoup de lenteur, une baisse prolongée pourrait être inéluctable.

Source : La Banque Postale Asset Management



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