Les entreprises américaines reprennent confiance. Le mois de juillet confirme le rebond des dépenses d’équipement, anticipant un retour significatif de l’investissement des entreprises au 3ème trimestre. En France, la confiance des consommateurs se stabilise, mais reste bien loin de ses plus haut, encore sonnée par la crise et les incertitudes liées à la Covid. On observe le même phénomène ailleurs en zone euro. Enfin, du côté des marchés financiers, l’or continue de faire la course en tête à + 25 %, suivi de près par le marché d’actions chinois (MSCI) et de l’inoxydable emprunt d’Etat US ; le pétrole ferme la marche.

Bonnes nouvelles pour l’investissement des entreprises US

Les commandes de biens durables poursuivent leur redressement aux Etats-Unis, et ce dans presque tous les secteurs d’activité. Toutefois, les niveaux atteints ne permettent pas encore de rattraper le temps perdu suite à la crise Covid.

US : Commandes de biens durables

US Commandes de biens durables

Ces chiffres de commandes de durables sont particulièrement importants car ils sont le principal indicateur de l’investissement des entreprises. D’ailleurs, c’est la composante « envoi de commandes non defense ex transport » qui est utilisée pour estimer l’investissement en dépenses d’équipement des entreprises lors de la première publication du PIB américain. Si l’on fait l’exercice de comparaison (graphe ci-dessous), alors on en déduit qu’il y aurait bien un rebond de cette composante de l’investissement en T3.

US : Commandes biens durables et Investissement

Toutefois, ces chiffres de commandes de biens durables ne disent rien sur l’évolution des autres composantes de l’investissement, qui semblent cependant avoir moins souffert de la crise Covid pour l’instant. En particulier, un secteur est resté particulièrement protégé : la recherche (brevets, etc.), qui avait été la principale contribution positive au redressement de l’investissement depuis la crise des subprimes.

US : investissement - composantes du PIB

France : des consommateurs dubitatifs

La confiance des consommateurs (enquête INSEE) se stabilise en août, bien loin de ses plus hauts d’avant crise. Toutefois, on observe le même genre de phénomène partout en zone euro. A l’origine de cette frilosité, toujours l’incertitude liée à l’évolution de la Covid, les perspectives d’un reconfinement partiel, les craintes liées au marché de l’emploi.

Sans rebond de la confiance des consommateurs, il est difficile d’espérer un rebond significatif de la consommation pour le 3ème trimestre. Il s’agit là d’une question importante, puisque la consommation est la première contribution au PIB, et a fortement chuté en T2.Toutefois, on remarquera que la chute de la consommation survenue au cours du 2ème trimestre est allée bien au-delà de ce que suggérait la baisse de la confiance des consommateurs.  Aussi, le faible niveau de confiance ne remet pas vraiment en cause le scénario de rebond de la consommation, mais limite la thèse d’un rebond significatif.

 FRANCE : confiance consommateurs vs consommation

L’or devant, le pétrole derrière

Deux actifs financiers dénotent depuis le début de l’année : l’or qui s’est apprécié de près de 25 %, et le pétrole qui a perdu près de – 30 % Tout le reste se tient entre – 20 et + 20 %, avec des performances assez hétérogènes,  entre classes d’actifs et même entre pays au sein de la même classe d’actif :

  • Les marchés d’actions chinois et américain s’apprécient de plus de 10 %, quand les autres marchés perdent autant. Les investisseurs ont marqué une nette préférence pour les Etats-Unis et la Chine, signe de confiance plus forte dans la capacité de ces économies à « digérer » la crise de la Covid plus vite que les autres.
  • Au sein des marchés obligataires, le marché américain s’apprécie aussi de près de 10 %, quand les autres s’apprécient modérément ou font du surplace. La surperformance du marché américain s’explique notamment par un geste plus fort de la Fed en termes de baisses des taux directeurs. Sur le fond, les marchés obligataires ont été supportés par les messages accommodants des Banques Centrales, et l’absence de risques inflationnistes.
  • Sur le marché du crédit, l’IG US est devant, alors que le High Yield Euro ferme la marche. L’IG US a surtout été supporté par la bonne tenue de l’emprunt d’Etat, alors que le High Yield Euro a souffert de la fébrilité des actions.
  • Concernant les devises, l’euro sort devant à près de + 6 % avec notamment une forte appréciation contre dollar grâce à la réduction du différentiel de taux avec les Etats – Unis. Les devises émergentes (hors Chine) sont derrières, affectées par l’effondrement du commerce mondial.
  • Enfin, un mot concernant les hedge funds, qui s’en sortent sans trop de dégâts malgré pas mal de secousses suite à la crise : les hedge convertible enregistrent la meilleure performance à + 6 %.

Performances : 2020



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