L’accalmie a été rapide sur les marchés suite aux fortes progressions de la dernière semaine. 

  • Pandémie : L’hésitation reste grande sur la possibilité d’ouverture des économies. Néanmoins, la vraie question est quand les campagnes de vaccinations peuvent commencer à avoir des vrais effets. En ce sens, nous continuons à suivre le cas de Israel. Avec presque 50% de la population vaccinée (ayant reçu au moins une dose), on continue de voir que le nombre d’hospitalisations continue sa décrue. Il ne reste pas moins que la baisse ne se fait que très graduellement. Ainsi, les résultats sont bien là mais il s’agit de modérer les attentes d’une décrue très rapide des personnes atteintes de formes graves même avec des taux de vaccinations élevés. L’optimisme est donc de mis, mais aussi la prudence sur le chemin qui reste à parcourir.
  • Politique : Alors qu’une vague de froid brutale vient de toucher quelques régions américaines, notamment le Texas, et dont l’origine est attribuée par les scientifique au changement climatique, Lael Brainardune des gouverneurs de la Fed, a détaillé hier dans un discours l’approche de l’institution sur le sujet. Elle a souligné le besoin de prendre en compte les risques que le réchauffement pouvait faire peser sur le système financier. Donc, la Fed en tant que superviseur, se doit de bien identifier ces risques. Jusqu’ici il a été assez rare d’entendre les dirigeants de la Fed s’exprimer sur le sujet. Il faut tout de même retenir que l’approche de la Fed semble bien différente de celle de la BCE. Cette dernière, du moins par le discours de Mme Lagarde, semble s’orienter vers un rôle plus actif en voulant apporter son aide à l’émission de titres verts. Pour la Fed, il s’agit surtout de comprendre les risques pour le système financier.   
  • Marchés L’accalmie de l’euphorie qui prévalait il y a seulement quelques jours semble bien en place. Il est difficile d’attribuer celle-ci à un seul élément. Néanmoins, il est certain que la montée très rapide des taux d’intérêt a joué un rôle important. Derrière celle-ci il a essentiellement les anticipations d’inflation, mais il est important de noter que les primes de termes se sont redressées, mais surtout un mouvement récent de hausse des taux réels se manifeste.

Alors que les pouvoir publics et le marché se focalise de plus en plus sur le « jour d’après », il est important de s’intéresser aux pays qui sont en avance dans les campagnes de vaccination.  Dans ce domaine Israël est très en avance.  Le pays a déjà vacciné (personnes ayant reçu au moins de doses). Ceci est à comparer aux près de 24% au Royaume-Uni, au plus de 11% aux Etats-Unis et aux moins de 4% en moyenne dans l’Union Européenne.  Donc le chemin est encore long pour nombreux pays pour atteindre l’immunité collective (60% à 70% de la population vaccinée).  Néanmoins, la situation en Israël est plus que rassurante sur l’évolution des contagions et surtout sur l’impact des vaccinations sur les hospitalisations et donc les dangers les plus graves posés par la maladie. Ainsi,  il ressort des dernières statistiques que le haut niveau de vaccination déjà atteint a un effet très important sur la dynamique des hospitalisations. Elles continuent à reculer de manière constante.

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L’accalmie a été rapide sur les marchés suite aux fortes progressions de la dernière semaine. Il est vrai que les hausses des derniers jours ont été particulièrement fortes avec, comme nous l’avons indiqué une exubérance palpable sur certaines valeurs ou segments de marché. Le coup d’arrêt est sûrement venu de la hausse très rapide des taux d’intérêt à long terme, avec comme facteur dominant des anticipations d’inflation en hausse. Ainsi sur le point macroéconomique, que ce soit la surprise de l’inflation en janvier en Zone Euro, la hausse du prix du pétrole, la poussée des prix de production aux Etats-Unis, ou les chiffres très forts de la consommation aux Etats-Unis, soutenus par le plan de soutien du gouvernement, tout était là pour conforter le marché dans le pari relationniste. Mais évidemment, la vitesse de la hausse ne peut qu’inciter à une certaine prudence à court terme.

Par ailleurs, il est important de souligner que ces derniers jours, outre les anticipations d’inflation, les taux longs ont été aussi poussés à la hausse par la remontée des primes de terme et surtout une hausse des taux réels. Aujourd’hui les PMIs avancés pour le mois de février nous raconteront plus sur l’état de la conjoncture. Toutefois, si la reprise venait à nous surprendre par sa vigueur dans les mois à venir, notamment aux Etats-Unis compte tenu de l’importance du soutien budgétaire en place et celui à venir, il est facile de penser que les taux réels ont une marche de progression considérable. Evidemment, les banques centrales joueront un rôle important dans la tentative de calmer la hausse des taux. Néanmoins, on risque de tester, si les surprises sont fortes, leur capacité d’atténuer la puissance du marché à inscrire dans les prix des obligations d’Etat un environnement bien plus porteur…et donc de réviser le positionnement des banques centrales dans les trimestres à venir.

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Enfin, sur l’exubérance, il est dérisoire de vouloir contrer les emballements de marché. La position des banques centrales, et notamment de la Fed, est très claire sur ce domaine. Il est trop difficile d’avoir une vue sur le « bon » niveau du prix des actifs. Ainsi, aujourd’hui, la possibilité de bulles dans ce contexte de liquidités ultra abondantes et dans une phase de reprise, à nulle autre pareille, on va constater de hausses de prix d’actifs incroyable. On y participera ou pas. Ce qui est sûr que ces progressions seront peintes des plus beaux atouts par ceux qui croit qu’elles se justifient pleinement.  Mais, le propre des bulles, le plus souvent, est qu’on découvre leur nature que quand elles éclatent.

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