Nous commençons à recevoir les premiers chiffres macroéconomiques intégrant les effets de la crise sanitaire. Sans surprise, ils sont mauvais et témoignent de la plus forte récession depuis 1920.

Nous commençons à recevoir les premiers chiffres macroéconomiques intégrant les effets de la crise sanitaire. Sans surprise, ils sont mauvais et témoignent de la plus forte récession depuis 1920. Aucun acteur n’a pu anticiper cette crise et l’entrée en récession de la plupart des pays dans le monde. Le PIB Français a ainsi chuté de 5,8% au premier trimestre, et le PIB américain de 4.8%, une baisse supérieure aux attentes. Les inscriptions au chômage outre-Atlantique atteignent des sommets : au cours des six dernières semaines elles s’élèvent a près de 30 millions de personnes. Les dépenses des ménages ont chuté de 7,5%, là où les analystes tablaient sur une contraction de 5%.

L’impact sur certains secteurs et actifs est sans précédent. Ainsi, cette crise a engendré un contre choc pétrolier en raison de la baisse historique de la demande de pétrole et a une baisse trop lente de la production mondiale. Le prix d’un baril de brut américain est pour la première fois devenu négatif, du fait d’une saturation des capacités de stockage aux États-Unis. Cette chute de la demande émane principalement du secteur des transports, qui fait les frais de la mise en place généralisée de restrictions de déplacements. Ainsi, le trafic aérien a chuté de 30 % et le trafic routier d’environ 40 % à l’échelle mondiale.

Malgré plusieurs annonces encourageantes, il semble raisonnable de considérer qu’il faudra du temps avant d’avoir un vaccin contre le virus, seule solution pérenne contre la crise sanitaire et ses conséquences économiques. Le monde se prépare ainsi à vivre dans un environnement changé malgré le déconfinement, avec des conséquences économiques encore difficiles à quantifier. Nous disposons cependant d’un retour d’expérience de la Chine qui a relancé son économie, sans deuxième vague épidémiologique pour l’instant. Ainsi, elle retrouve depuis le mois d’avril un niveau de production de 85% d’avant crise. La normalisation chinoise est presque complète dans l’industrie et la construction, et très avancée dans les services, sauf évidemment en ce qui concerne les transports, les loisirs collectifs et le tourisme.

Une lueur d’espoir est venue très rapidement des banques centrales qui ont annoncé dans l’ensemble des grandes zones une intervention sans limite et « coûte que coûte ». Il faut bien comprendre que les banques centrales n’annulent pas les dettes mais elles s’arrangent pour les rendre indolore, en achetant massivement les dettes souveraine et privée, ce qui tire les taux d’intérêts vers le bas, voire même en territoire négatif. Les niveaux de dettes publiques records que nous observons, bien que regrettables, sont donc à interpréter dans ce contexte particulier.

En conclusion, les chiffres économiques sont particulièrement mauvais mais ne reflètent sans doute pas la situation fondamentale de l’économie. L’arrêt de l’économie mondiale a en effet été réalisée par décret, afin de sauver des vies. Aux États-Unis comme ailleurs les chiffres record du chômage reflètent essentiellement l’interdiction de travailler. Le retour à une situation de normalisation peut être envisagée d’ici plusieurs semaines. Il est difficile d’anticiper les évolutions à court terme mais à moyen terme nous pouvons analyser l’évaluation du prix des actifs en revenant aux fondamentaux. Ainsi, la valorisation passe par l’actualisation des flux futurs de profits et de dividendes sur un horizon long terme. A ce stade, et en l’absence de modification structurelle de l’appareil de production, la situation actuelle ne remet pas en jeu la rentabilité de long terme des entreprises, notamment pour les acteurs avec un bon bilan et hors secteurs fortement impactés (tourisme, transports). Le contexte pourrait également présenter une opportunité pour certains secteurs, notamment ceux liés à la transition énergétique. Par conséquent, nous restons confiants sur un horizon moyen terme – qui reste l’objectif principal de l’ensemble de nos clients.

 

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