Pas de « deuxième vague » mais l’épidémie refuse de s’avouer vaincue, les banques centrales sont très actives mais font une pause dans les annonces.

Pas de « deuxième vague » mais l’épidémie refuse de s’avouer vaincue, les banques centrales sont très actives mais font une pause dans les annonces. Les Etats ont déjà multiplié les politiques budgétaires de soutien. Pour aller plus haut et y voir plus clair, les marchés se donnent du temps. Ils voudraient des preuves tangibles du redémarrage économique.

Après avoir touché sa moyenne mobile 200 jours le 8 juin, l’Eurostoxx50 n’a pas franchi l’obstacle. Le S&P500 y est parvenu mais hésite depuis, non loin de ce symbole technique important.

Il faut dire que nous sommes désormais à la croisée des chemins. Rassurés par le déclin de l’épidémie en Europe et à New York, les investisseurs ont joué depuis fin mars le scénario de la reprise rapide de l’économie mondiale, confortés par les plans de relances budgétaires et monétaires d’une ampleur inédite depuis la seconde guerre mondiale.

Mais l’incertitude épidémique n’a pas disparu avec les beaux jours : en Chine, quelques foyers apparaissent de temps en temps, forçant les autorités chinoises à prendre des mesures drastiques pour éviter de perdre la face alors qu’elles ne cessent de vanter la suprématie du modèle chinois. En Europe, la situation parait sous contrôle mais la Suède, la Belgique et même l’Allemagne enregistrent depuis quelques jours une progression des cas décelés.

Les États-Unis, surtout, concentrent les inquiétudes alors que la pandémie accélère fortement en Floride, au Texas, et progresse dans la plupart des Etats à l’exception de New York. Certes, nul n’imagine un confinement général au moment où l’économie repart et alors que Trump joue sa réélection. Mais la confiance des acteurs économiques pourrait être affectée par ce regain de contamination et ralentir le rythme de croissance.

Évidemment, les banques centrales restent très actives. Alors qu’elle a déjà fait grimper son bilan au-delà de 7 trillions de dollars, la Fed accélère son programme d’achat de dettes d’entreprises à haut rendement annoncé le 12 mai dernier et la BCE n’arrête pas d’étendre l’ampleur et la durée de son programme « pandémie », qui court désormais jusqu’en juin 2021, avec un réinvestissement des tombées de dettes jusqu’à fin 2022.

Néanmoins, même pour ces soutiens sans faille, le temps semble venu d’évaluer la situation avant d’envisager d’aller plus loin : La Fed ne semble pas prête à envisager des taux négatifs et se donne du temps pour une action visant à contrôler l’ensemble de la courbe des taux, tandis que la BCE n’envisage pas pour l’instant d’intégrer les dettes d’entreprise à haut rendement dans son programme d’injections de liquidités.

Pour les États aussi, après les annonces tonitruantes – et prometteuses, à l’exemple du plan de relance européen Macron-Merkel annoncé le 8 mai dernier – la phase de concrétisation s’annonce complexe : le sommet européen du 19 juin s’est terminé sans qu’un consensus puisse se dégager avec les pays « frugaux » menés par les Pays-Bas. Aux États-Unis le plan additionnel d’investissement dans les infrastructures semble encalminé dans les dissensions au sein du parti républicain et la Chine elle-même parait hésiter à utiliser encore plus le levier fiscal. Il faut dire que la montée en flèche des déficits publics – plus de 10% du PIB en moyenne pour les pays de l’OCDE en 2020 ! -commence à inquiéter jusqu’aux plus farouches keynésiens.

Ces incertitudes empêchent, à ce jour, le retour durable de la confiance des acteurs économiques et font hésiter les indices. La situation peut se débloquer : de bonnes nouvelles dans les prochaines semaines sur le front épidémiologique et le déblocage des plans de relance additionnels européens et américains pourraient permettre de profiter d’un contexte monétaire qui n’a jamais été aussi favorable aux marchés depuis plus 75 ans!

Par Wilfrid Galand, Directeur Stratégiste

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