Que s’est-il passé ?
  • La journée d’hier a réussi à éclipser celle de lundi car de nombreux indices européens, dont le Stoxx50 (-12%), l’Italie (-17%) et la France (-12%), ont connu la pire journée de leur l’histoire. Cela a fait chuter les rendements de plus de 30% pour l’année. Les actions américaines n’ont pas fait beaucoup mieux, le S&P500 ayant baissé de plus de 9%, et se trouvant désormais officiellement en territoire « bear ». Ce matin, les marchés asiatiques ont suivi la tendance baissière de l’Occident, le Japon ayant chuté d’environ 10% et la Corée ayant déclenché un coupe-circuit.
  • Les baisses ont été déclenchées par l’interdiction de voyager en Europe décrétée par le président Trump, par l’absence de mesures fiscales aux États-Unis, ainsi que par les annonces de la Banque centrale européenne. En effet, la BCE n’a pas baissé son taux d’intérêt (comme les marchés s’y attendaient) et s’est plutôt concentrée sur des mesures de liquidités supplémentaires en augmentant temporairement le programme d’assouplissement quantitatif et en lançant de nouveaux TLTRO à des conditions plus favorables. Cependant, ce n’est pas le problème, les banques ont déjà de nombreuses réserves. Mme Lagarde a souligné que des mesures fiscales étaient absolument nécessaires pour lutter contre l’épidémie, et que la politique monétaire ne pouvait pas tout faire.
  • L’Allemagne semble être prête à renoncer à un budget en équilibre pour lutter contre le virus, même si, une fois de plus, aucune mesure concrète n’a été annoncée. L’Italie continue d’augmenter l’ampleur de ses dépenses pour lutter contre l’épidémie, mais les marchés ne sont pas encore convaincus.
  • En revanche, le Sénat américain a annulé sa prochaine pause, on espère pour négocier un paquet fiscal avec M. Trump et les républicains.
  • Selon nous, les marchés auront besoin d’entendre des mesures fiscales de type 2008, notamment aux États-Unis et en Allemagne, pour être rassurés que le pire sera évité. En attendant, les risques de baisse persistent.
  • Les rendements souverains ont de nouveau reculé aux États-Unis, le Trésor à 10 ans rapportant 0,88% et le Bund à 10 ans -0,61%. Une partie de ces ventes est due à des besoins de liquidités, car même le prix de l’or recule (à 1588 USD l’once contre un sommet de 1700 USD lundi).
  • En effet, des signes de tension ont commencé à apparaître sur les marchés de financement, où les opérations de la Fed n’ont pas suffi à effacer les tensions – bien que celles-ci soient loin des niveaux de 2008. La Fed continuera à travailler pour que les marchés de financement restent aussi fluides que possible.

Ce que nous regardons 

  • Nous continuons à surveiller les efforts de confinement, car de plus en plus de pays suivent l’exemple de la Chine (plus ou moins), mais le soutien fiscal est ce qui est le plus nécessaire pour rassurer les marchés.
  • Nous examinerons de près les données à haute fréquence pour voir comment les économies européenne et américaine évoluent, pour voir si des signes de forte détérioration – en particulier aux États-Unis – devraient modifier nos perspectives à moyen terme. Nous savons déjà que les données de mars seront médiocres, tout comme celles d’avril, et l’impact peut se poursuivre.
  • Nous examinons également les marchés du crédit et du financement, où les signes de stress ont commencé à se faire sentir. Pour l’instant, les risques systémiques apparaissent encore faibles.

Natixis IM

Natixis IM

Natixis est la banque internationale de financement, d’investissement, de gestion d’actifs, d’assurance et de services financiers du Groupe BPCE, deuxième acteur bancaire en France avec 31 millions de clients à travers ses deux réseaux, Banque Populaire et Caisse d’Epargne.
Avec plus de 21 000 collaborateurs, Natixis dispose d’expertises métiers fortes dans quatre domaines d’activités : la Gestion d’actifs et de fortune, la Banque de Grande Clientèle, l’Assurance et les Services Financiers Spécialisés.
Elle accompagne de manière durable, dans le monde entier, sa propre clientèle d’entreprises, d’institutions financières et d’investisseurs institutionnels et la clientèle de particuliers, professionnels et PME des deux réseaux du Groupe BPCE.

Voir toutes les publications


Newsletter

En renseignant votre adresse mail, vous acceptez de recevoir nos newsletters quotidiennes. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment en cliquant sur le lien de nos mails ou à l’adresse contact@fundswatch.fr

Le fonds du jour

L’agenda de l’AM

avril

Pas d'évènement

mai

Pas d'évènement

juin

Pas d'évènement

X