Les marchés pétroliers semblent retrouver leur calme après avoir subi de très fortes corrections, avec des cours qui sont passés d'environ 60 dollars le baril en début d'année à 23/24 dollars aujourd'hui.

Conjoncture des marchés
Les marchés pétroliers semblent retrouver leur calme après avoir subi de très fortes corrections, avec des cours qui sont passés d’environ 60 dollars le baril en début d’année à 23/24 dollars aujourd’hui.

Les interrogations actuelles reposent principalement sur la durée de cette crise sanitaire, seul facteur permettant d’évaluer les stocks de pétrole qui vont se créer et l’ampleur de la baisse de consommation. Cette dernière, prévue de l’ordre d’1 à 2 millions de barils par jours en début de crise puis à 5 millions vers le 15 mars, est aujourd’hui estimée par certains traders entre 10 et 20 millions de barils par jour. A cette chute de la consommation doit être ajoutée l’augmentation de production de pétrole d’environ 4/4,5 millions de barils par jour liée au désaccord historique entre la Russie et l’Arabie Saoudite, ce qui représente 25 millions de barils supplémentaires sur le marché par rapport à la consommation envisagée. Dans ce cas de figure, il est fort probable que le prix du pétrole continuer à baisser.
L’ampleur de la situation dépendra de la durée du confinement. Aujourd’hui, 3 milliards de personnes se retrouvent confinées dans le monde ce qui entraîne une baisse très sensible de la consommation de pétrole. Si ce contexte devait perdurer, il n’est pas exclu de voir les prix du pétrole repartir à la baisse durant quelques semaines.

Bras de fer entre Moscou et Ryad
En fin de semaine dernière, l’annonce du Texas sur sa volonté de forcer ses compagnies pétrolières à réduire leur production aurait pu participer à un rééquilibrage. A cette occasion, les autorités américaines et les pays de l’OPEP ont entamé des discussions auxquelles les russes ne veulent cependant pas prendre part.

Aujourd’hui, si l’on mesure la totalité des capacités de stockage disponibles, y compris celles des tankers (bateaux-citernes transportant du pétrole), cela représente environ 1 milliards de barils de capacité de stockage.
Donc à 25 millions de barils par jour d’excédent, le stockage mondial est rempli au bout de 40 jours et dans ce cas précis, le prix doit être baissé jusqu’à l’arrêt de la production des compagnies pétrolières.

Et l’or ?
Après une légère consolidation, l’or est quasiment revenu à ses plus hauts d’avant la crise, à 1650 dollars. En deux jours, il a presque récupéré la totalité de ce qu’il avait perdu sur les quinze jours précédents.

A l’image de la crise de 2008, dans la première phase des actions, il a fallu réaliser des liquidités pour faire face aux appels de marge sur les actions donc les positions sur l’or ont notamment été liquidées. Aujourd’hui, ce mouvement est pratiquement arrivé à son terme.

Les messages envoyés par le marché physique sont très différents. Vendredi dernier en France, la cotation du Napoléon a été suspendue car il n’y a plus d’offre.
De plus, un certain nombre des plus importantes raffineries dans le monde qui se trouvent en Suisse ont tout d’abord annoncé qu’en raison du coronavirus, elles subissaient une très forte demande les obligeant à multiplier leurs équipes pour y répondre. Mais récemment, elles ont été contraintes à fermer, engendrant ainsi un manque de matières, notamment aux Etats-Unis où la monnaie américaine se retrouve déjà en rupture de stock des pièces d’argent dû à un afflux de demandes.
La forte de demande d’or malgré son absence de dividendes s’explique selon la théorie de la relativité financière souvent évoquée chez OFI Asset Management : l’or ne rapporte rien mais aujourd’hui, rien est mieux que moins que rien. En effet, face à des taux d’intérêt qui ne cessent de baisser et une inflation qui entraîne les taux d’intérêt réels en territoire négatif, zéro reste plutôt intéressant. De plus, l’or a également l’avantage de n’être la dette de personne et dans le contexte anxiogène actuel qui suscite la crainte de défauts, détenir ce genre d’actif est assez prisé.

OFI AM

OFI AM

Fondée en 1971, OFI Asset Management compte parmi les plus importantes sociétés de gestion françaises en termes d’encours gérés avec 62 Mds€ d’encours sous gestion au 30 juin 2014.
Elle figure au 3e rang des sociétés de gestion ISR du marché français.
Adossée à deux grands groupes institutionnels, la Macif et la Matmut, OFI Asset Management dispose d’un actionnariat solide et d’un ancrage dans l’économie sociale renforcé grâce aux partenariats développés avec les membres du GEMA et de la FNMF.
La gestion collective et la gestion sous mandat, au service desquelles sont organisés les différents métiers, constituent le cœur d’activité du Groupe.
Les expertises de gestion couvrent les principales classes d’actifs, types de gestion et zones géographiques.
Depuis plus de 40 ans, OFI Asset Management s’attache à innover, délivrer de la performance, pérenniser ses relations avec l’ensemble de ses clients en favorisant la proximité et le service.
www.ofi-am.fr

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