La France et l’Allemagne à l’unisson sur l’activité. L’emploi manque de ressort en France

Les indices du climat des affaires en France selon l’Insee et l’IFO en Allemagne ont les mêmes allures dans la phase de rupture et de reprise observée depuis le mois de mars. Mesurées en points d’écart type, les deux enquêtes montrent un repli d’ampleur similaire et un rebond identique.

Les indices du climat des affaires en France selon l’Insee et l’IFO en Allemagne ont les mêmes allures dans la phase de rupture et de reprise observée depuis le mois de mars. Mesurées en points d’écart type, les deux enquêtes montrent un repli d’ampleur similaire et un rebond identique.

Il n’empêche que les deux indices sont toujours à 2 écarts type en dessous de leur moyenne (depuis 2005) ce qui est important et montre le chemin qui reste à parcourir pour retrouver une situation normale (0 sur le graphe). C’est pour parcourir ce chemin que la politique économique doit être très active au cours des prochaines semaines et des prochains mois. L’objectif doit être à la fois de soutenir la demande pour inciter à produire et être attentif aux secteurs les plus fragiles pour qu’ils ne pénalisent pas la dynamique globale. Il ne peut y avoir une politique uniforme.

L’autre point issue notamment de l’enquête de l’Insee est la dynamique de l’emploi. Là aussi l’indice est plus robuste en juin que lors de la mesure faite en avril. Cependant, le niveau de l’indice est plus réduit que celui de l’activité. Les entreprises constatent, observent une hausse de l’activité mais préfèrent accroître les heures travaillées qu’embaucher rapidement. Ce cycle de productivité est normal à ce stade du cycle. Le profil de cet indicateur d’emploi est à comparer à celui des embauches à plus d’un mois (CDD et CDI) publiées par l’Acoss pour le mois de mai. Il y a un rebond mais les embauches restent 52% plus réduites que ce qui était observé en moyenne en janvier/février. C’est sur la dynamique de l’emploi que doit aussi porter la politique gouvernementale afin de ne pas sacrifier une génération et pour que les personnes qui ne pourront pas retrouver d’emploi après le chômage partiel puisse se former et s’intégrer à nouveau dans cette économie qui change.

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