Après les attaques sur les installations pétrolières de l’Arabie Saoudite, le prix a grimpé, ce lundi, de 13% par rapport à vendredi dernier. C’est un saut important traduisant le repli de production de l’Arabie Saoudite de près de la moitié de ses capacités.

Après les attaques sur les installations pétrolières de l’Arabie Saoudite, le prix a grimpé, ce lundi, de 13% par rapport à vendredi dernier. C’est un saut important traduisant le repli de production de l’Arabie Saoudite de près de la moitié de ses capacités.

Immédiatement, l’Arabie a annoncé qu’elle ferait le nécessaire pour reconstruire rapidement les installations détruites. Dans le même temps, arabes et américains faisaient savoir qu’ils étaient prêts à utiliser leurs réserves stratégiques si cela était nécessaire afin d’éviter des tensions excessives sur le marché pétrolier.

Cependant, ce marché a changé radicalement. Une telle attaque il y a 10 ou 20 ans aurait été appréhendé comme un choc pétrolier et nourrit les scénarios les plus sombres. L’Arabie avait alors un rôle majeur en tant que premier producteur mondial et en tant que régulateur. C’était alors le seul pays à pouvoir ajuster rapidement sa production. L’Arabie était le pays régulateur du marché. Ce n’est plus le cas. Les États Unis sont désormais les premiers producteurs et leur production continue de croître mois après mois.

La logique n’est plus la même. Les américains peuvent éventuellement ajuster leur production pour réduire les manques en provenance d’Arabie. C’est un tout autre jeu qui évite de rentrer dans une logique de choc pétrolier.

En outre si le prix a rapidement progressé il est encore au-dessous des prix observés au printemps dernier et près de 4 dollars en dessous de la moyenne constatée en 2018. Il n’y a pas péril.

Pour l’instant la hausse n’est pas suffisamment forte et surtout suffisamment durable pour modifier le scénario économique. Si l’Arabie reconstruit ses installations, le prix restera un peu plus élevé que ces dernières semaines. Dès lors l’impact sur l’inflation sera réduit. Il le sera d’autant plus que l’an dernier, en octobre, le prix du baril était supérieur à 80 dollars, voire 85 dollars. Cela avait alors un déclencheur du mouvement des gilets jaunes. On pourrait ainsi avoir un léger ajustement sur les prix, les compagnies ajustent le prix assez vite de quelques centimes au mieux, mais un impact négligeable sur l’inflation compte tenu des prix très élevés l’an dernier, nettement plus élevés que ceux observés dans la période actuelle. .

Un choc pétrolier ne pourrait être perçu que si les tensions persistait et que les prix progressaient fortement tous les jours. Dans ce cas effectivement le dynamique du marché en serait durablement affectée. Cela affecterait aussi en profondeur les anticipations de l’ensemble des acteurs de l’économie, au risque de provoquer u. Choc négatif auto réalisateur. Ce n’est pas le cas. Nous n’en sommes pas encore là aussi car les origines des drones sont toujours incertaines. Il est donc difficile de parier sur le caractère durable ou pas de l’équilibre du Moyen Orient.

En 1973/74, le choc pétrolier reflétait le quadruplement du prix de l’or noir en une nuit après de très nombreuses années à un prix très bas. Ce n’est pas la configuration actuelle. Compte tenu des positions prises sur l’utilisation possible des réserves stratégiques, l’escalade des tensions sur le marché pétrolier est loin d’être le scénario le plus probable.

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