Créé le 15 mars 1986, Portzamparc France Opportunités, est un fonds investi sur les entreprises françaises avec le CAC 40 NR en indice de référence. Depuis le début de l’année 2020, Portzamparc France Opportunités affiche une performance de – 19,65 % contre – 26,6 % pour son indice de référence, soit une surperformance de 7 % (performances arrêtées au 13 mai 2020).

Créé le 15 mars 1986, Portzamparc France Opportunités, est un fonds investi sur les entreprises françaises avec le CAC 40 NR en indice de référence. Depuis le début de l’année 2020, Portzamparc France Opportunités affiche une performance de – 19,65 % contre – 26,6 % pour son indice de référence, soit une surperformance de 7 % (performances arrêtées au 13 mai 2020).

Crise sanitaire, les dates clés

Nous sommes actuellement face à une crise sanitaire inédite. Au milieu du mois de janvier, des premières informations remontaient sur un début d’épidémie liée à un nouveau virus en Chine. Pour faire face à sa propagation, la Chine a confiné la région de Wuhan le 23 janvier. Le déconfinement a débuté seulement le 7 avril.

En Europe, l’Italie a été le premier pays touché par cette crise sanitaire. Le 5 mars, le confinement a débuté en Italie avec un bilan de 3 000 personnes contaminées. Cette date marque ainsi le début de la réelle prise de conscience de l’ampleur de cette épidémie. Les marchés actions ont alors entamé une chute importante.

Cette crise est différente de la crise de 2008. Il ne s’agit pas d’une crise de liquidité ou de confiance. Le confinement représente un arrêt d’activité. Selon nous, le redémarrage de l’économie devrait être plus rapide et plus important. Cependant sa forme reste inconnue : en V, en U ou en W ? Au niveau des sociétés cotées, nous retrouvons 3 cas de figures :

Cas 1 : Avec le confinement, des sociétés perdent leur chiffre d’affaires et elles ne retrouveront leur précédent niveau d’activité qu’après plusieurs trimestres ;

Cas 2 : Certaines sociétés vont pouvoir rattraper une partie de leurs activités et par la suite retrouver un niveau d’activité normal.

Cas 3 : Une partie des sociétés profitent de la crise et voient leurs activités progresser.

Premiers contributeurs

Parmi les principaux contributeurs positifs, nous trouvons des valeurs qui — malgré la situation économique et des marchés actions en baisse — vont réussir à enregistrer des performances positives. C’est le cas d’ASLM, équipementier de semi-conducteur qui fournit des équipements aux gros acteurs comme Samsung ou TSMC.

La société profite des tendances structurelles avec la transformation technologique, l’évolution des usages et la miniaturisation des processus. Ce sont donc des tendances longues, moins impactées par des crises de court terme comme celle d’aujourd’hui. ASML possède un quasi monopole mondial sur ces équipements.

Au sein des contributions positives, nous trouvons aussi des sociétés plutôt défensives, comme l’acteur de l’énergie renouvelable Albioma, un générateur d’électricité à partir de la biomasse, présent dans les DOM TOM. Le secteur des télécoms a lui aussi bien résisté avec des sociétés comme l’opérateur téléphonique, Iliad et la société de service Solutions 30, société en charge de l’installation de la fibre, des secteurs clés durant cette crise.

Hermès, acteur de luxe français de premier plan, a également fait preuve de résilience face au confinement. Dès la fin du déconfinement en Chine, Hermès a rattrapé une grande partie de son chiffre d’affaires perdu. La petite taille des magasins favorise Hermès vis-à-vis de LVMH et Kering. Ces surfaces font moins peur aux consommateurs et elles subissent aussi moins de contraintes sanitaires.

Focus sur le titre Sanofi

Enfin, Sanofi — un des leaders pharmaceutiques — se démarque encore cette année. La position a été initiée en novembre 2019 et renforcée en décembre 2019, après l’annonce d’un nouveau plan stratégique et la prise de poste d’un nouveau dirigeant. Ces éléments nous avaient convaincu à l’époque et les effets de ce nouveau plan de croissance sont déjà visibles.

Ce plan stratégique est un relai de croissance pour la société. Sa participation à un programme de recherche de vaccination contre le Covid-19 avec les autorités américaines lui a permis de bien résister en bourse. Même si Sanofi ne découvre pas le vaccin, la société participera selon nous à sa diffusion.

Avec une capacité de production de 10 millions de vaccins par semaine, le groupe pharmaceutique français fait partie d’un nombre restreint de sociétés capables de produire un vaccin à très grande échelle. Cela ne sera peut-être pas flagrant pour une société faisant 38 milliards d’euros de chiffre d’affaires, mais certainement positif pour le titre.

Les contributeurs négatifs

En termes de contributions négatives nous trouvons des sociétés comme Axa, dans le secteur des assurances, qui a publié des résultats en dessous de nos attentes suite à une mauvaise stratégie et à l’acquisition d’XL group pour 15 milliards de dollars il y a deux ans aux Etats-Unis.

Le marché n’a pas adhéré à cette stratégie et très rapidement, nous nous sommes rendus compte que cette acquisition était surévaluée et certains risques sous évalués. Nous retrouvons aussi des valeurs du secteur pétrolier avec Total.

Nos mouvements de ventes

A l’annonce du confinement en Chine et suite à la fermeture des magasins et des usines, nous avons vendu SEB, l’équipementier de petit électroménager. La Chine est le premier marché de SEB et également sa première zone de production.

En mars, suite au confinement en Italie, nous avons entamé des mouvements assez forts sur le portefeuille. Nous avons donc pris des décisions tranchées pour tenir compte de la nouvelle configuration de l’économie mondiale avec les confinements généralisés dans le monde.

Notre position sur Total, la major pétrolière, a été soldée. Même si la société a déjà fait face à de nombreuses crises, nous préférons ne plus être investis sur le secteur pétrolier. Avec le confinement, le transport a été stoppé, entraînant de facto un arrêt de la consommation de pétrole au sein d’un marché déjà en tension et en surproduction. Ces tensions se sont exacerbées avec une guerre frontale sur les prix déclenchée par l’Arabie Saoudite.

Focus sur l’aéronautique

Dans le secteur de l’aéronautique, Airbus, société que nous apprécions et longtemps détenue en portefeuille, a été vendue. En effet, malgré un carnet de commande qui représente 10 ans de chiffre d’affaires, les crises liées à une baisse de la demande mettent au moins 2 ans avant d’atteindre les niveaux d’avant crise.

Avec la baisse du trafic aérien, les commandes d’avions diminuent et le risque d’annulation augmente. De plus, la valorisation n’étant pas attractive, nous avons préféré sortir Airbus du portefeuille. Ces opérations ont permis d’éviter des pertes. Ces valeurs ont continué de chuter malgré la reprise des marchés.

Nos positions sur les achats

En termes d’achats, nous avons renforcé des valeurs qui ont bien résisté aux crises de 2009 et 2011 : des sociétés présentes sur des marchés défensifs avec un positionnement fort. De plus, leurs managements ont su démontrer une capacité à s’adapter aux nouvelles situations notamment en allant chercher de nouveaux relais de croissance. La qualité de leur bilan est aussi un plus dans ce contexte.

C’est le cas notamment de l’Oréal dans le segment de la consommation des cosmétiques. L’Oréal tire profit de sa transformation digitale ainsi que de sa diversification géographique. La société française s’est fortement développée depuis quelques années dans le commerce en ligne, apportant beaucoup de valeurs à leur business model dans ce contexte. Le e-commerce a permis à l’entreprise de résister lorsque les magasins étaient fermés.

Dans la consommation alimentaire, Carrefour a profité du télétravail, de la fermeture des écoles et des restaurants. En effet, les familles doivent remplir leur réfrigérateur pour cuisiner midi et soir pour l’ensemble du foyer. Carrefour fait parti des sociétés qui devraient avoir une croissance de chiffre d’affaires exceptionnelle grâce au contexte actuel.

Tous ces mouvements nous concentrent vers un biais plus défensif, avec une exclusion des valeurs du secteur pétrolier et 14 % de liquidités par précaution, si des opportunités se présentent.

Grandes thématiques qui résistent bien

  • Le luxe avec des valeurs comme Hermès ou l’Oréal. Ce secteur possède une forte capacité de rebond grâce à sa clientèle aisée. Cette thématique représente 20 % du portefeuille. La santé est une thématique centrale et stratégique aujourd’hui. Elle représente 15 % du portefeuille.
  • La thématique de la transformation numérique résiste très bien dans ce contexte et elle devrait s’accélérer grâce au télétravail. Elle représente 19% du portefeuille.
  • La transformation énergétique a aussi résisté dans la crise. Cette thématique devrait être soutenue par les plans de relances favorables à une décarbonisation de l’économie. Elle représente 14 % du portefeuille.

En résumé, nous avons renforcé des valeurs et des secteurs porteurs depuis le début de l’année. Nous serons attentifs aux programmes de relance budgétaire pouvant avoir un impact positif sur des valeurs cycliques comme la construction.

Nous prêterons aussi attention aux mesures de soutien à la consommation qui seront des supports pour la consommation discrétionnaire, secteur durement touché par la crise.

Portzamparc Gestion

Portzamparc Gestion

Spécialiste des Small & Mid Caps, Portzamparc Gestion est un acteur central de ce segment de marché dont l’expertise a été récompensée à plusieurs reprises pour la qualité de sa gestion.

Tout en gardant en vue les grandes tendances, ses décisions de gestion sont avant tout guidées par une analyse de la solidité et des perspectives financières des entreprises dans lesquelles elle investit.

Un positionnement que Portzamparc revendique, réaffirmant sa volonté de développer et de proposer à ses clients des prestations qui contribuent au développement de l’économie réelle et à la croissance des PME-ETI cotées.

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