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Comment le Covid-19 modifie les besoins immobiliers des entreprises

Le conseiller en immobilier Savills pointe, dans une récente étude, les impacts générés par la crise sanitaire dans l’organisation des bureaux.

Le Covid-19 n’est pas en train de tuer l’immobilier tertiaire. Si les mesures de confinement et l’injonction du gouvernement à limiter les trajets professionnels pour réduire l’épidémie du nouveau coronavirus a clairement développé l’usage du télétravail, les bureaux gardent leur utilité. C’est ce qui ressort de l’étude publiée le 15 février 2021 par le conseiller en immobilier Savills et intitulée « Crise sanitaire : quels impacts sur l’organisation des entreprises et leurs besoins immobiliers ».

On y apprend notamment que 86% des 200 salariés interrogés (essentiellement des cadres travaillant dans les agglomérations parisienne et lyonnaise) sont retournés au bureau après le premier confinement du printemps 2020. Parmi eux, 44% s’y rendent même de nouveau cinq jours par semaine. Pour 53% des salariés travaillant partiellement ou totalement en présentiel, ce retour au bureau était pleinement souhaité. Il faut dire qu’avant la mise en isolement généralisé de la population, 70% des répondants appréciaient plutôt ou beaucoup leur lieu de travail.

Un accès à des espaces extérieurs

Reste que les confinements de l’année dernière ont laissé des traces. Preuve que le distanciel s’est ancré dans les pratiques professionnelles : 59% des déclarants souhaitent que leur entreprise se dote de salles de réunion disposant d’un équipement audio et vidéo et 42% d’espaces de concentration. Contre toute attente, seulement 32% des salariés sondés réclament des bureaux cloisonnés individuels.

L’hygiène est plus que jamais une préoccupation majeure : 33% des répondants veulent un système de traitement de l’air. Les attentes en matière de services ont également évolué. Si 41% continuent à juger importants les restaurants d’entreprise et autres cafétarias, ils sont à peine 14% à désirer l’installation d’une crèche dans leur lieu de travail. En revanche, 40% souhaitent un accès à des espaces extérieurs. Signe de l’essor de la bicyclette : 22% des salariés aimeraient disposer d’un garage à vélos.

« Dédensification » des espaces

Autant de désidératas qui devraient être, pour la plupart, comblés. Parmi les 100 dirigeants d’entreprise interrogés par Savills, 68% ont prévu d’installer des salles de réunion équipées en audio et vidéo, 19% veulent améliorer le traitement de l’air dans les bureaux et 32% comptent mettre à disposition de leurs employés des garages à vélos. Si beaucoup estiment que la généralisation du télétravail va réduire le nombre de postes « fixes », ils n’envisagent pas pour autant d’abaisser – du moins pour l’instant – le nombre de mètres carrés, afin de respecter les règles de distanciation sociale.

Il n’empêche, « il est probable que la répartition des surfaces occupées par les entreprises, consacrées actuellement à 53% aux postes de travail stricto sensu, à 17% aux circulations, à 12% aux espaces collaboratifs (salles de réunion, espaces informels…), à 15% aux surfaces d’accompagnement (restaurants ou cafétérias, locaux sociaux, de services ou d’équipements) et à 3% aux sanitaires, soit appelée à évoluer », conclut l’étude de Savills.

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